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Ces principes étant posés, M. Janet les fortifie par les faits qu'il range sous ces deux chefs : les fonctions et les instincts.
Dans les fonctions, ce qui le frappe le plus, c'est la manière dont l'organe est admirable* ment approprié à la fonction qu'il doit remplir. Il décrit en détail les merveilles de l'œil : « C'est, on peut le dire, l'argument classique c( sur cette matière. Ce serait un vrai scrupule « que de nous priver d'un exemple si saisisse sant et si merveilleux par la raison qu'il se- « rait trop connu et devenu banal par l'usage. « Ce qui vient à sa place n'est jamais banal. <c Cherchons donc à nous rendre compte des « difficultés du problème et des innombra- « blés conditions qu'en exigeait la solu- « tion\ »
. M. Janet a mille fois raison de ne pas hésiter à donner une preuve classique et qui paraît banale. Tout ce qu'on doit demander à un argument, c'est d'être concluant. Souvent même, les preuves les plus communes sont les plus fortes, parce que, si elles ont été développées par le grand nombre, c'est que leur force probante saute aux yeux de tous. Que dirait-on d'un littérateur qui, dans une étude sur la tragédie, passerait sous silence Andro^ maque et Athalie sous le prétexte qu'elles