‹ Les philosophes contemporains IChapitre 122 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

Page

sont trop connues. Si elles sont connues, c'est parce qu'elles sont belles.

Après l'œil, M. Janet décrit l'oreille, la forme des dents harmonisées, selon la remarque de Cuvier, avec le genre de vie et l'organisme de l'animal, la circulation du sang, l'appareil respiratoire, les organes du mouvement et de la voix.

L'auteur étudie ensuite les instincts qu'il divise en instincts individuels, domestiques et sociaux. Il cite les témoignages des représentants les plus compétents de la science, et, dans un livre austère comme le sien, c'était cette autorité qu'il devait naturellement invoquer.

M. de Chateaubriand a développé la même thèse avec un charme qui n'a pas vieilli. Tout le monde sait avec quel enthousiasme il a suivi, dans la nature, la trace des causes finales et avec quelle poésie il Ta décrite dans cette page qu'on ne lit jamais sans émotion et qu'admireront toujours ceux que ne laisse pas insensible le spectacle d'une imagination grandiose au service d'une grande idée *.

Un critique philosophique très minutieux peut y reprendre quelques propositions dont l'exactitude laisse à désirer. L'hirondelle, par exemple, suspend son nid à la fenêtre d'une

Page 1