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les efforts combinés avec le besoin produiront des ailes! Il est étonnant que, jusqu'à présent, les oiseaux seuls aient éprouvé le besoin de voler. Nous ne voyons pas que les lapins, par exemple, jouissent d'une paix bien profonde « parmi le thym et la rosée », et, pourtant, ils n'ont que des pattes. Le besoin de manger a dû se faire sentir très vite, et si l'animal a été obligé d'attendre que ce besoin ait créé la bouche et l'estomac, il a couru grand risque de mourir de faim dans son berceau.
Lamarck reconnaît que son système est difficile à prouver par l'observation*; «mais, « ajoute-t-il, puisque l'expérience atteste que « rhabilude développe et fortifie les organes, « on doit en conclure logiquement que le be- « soin les crée. »
L'habitude développe et fortifie les organes, elle suppose donc qu'ils existent. Mais arguer de là à la formation de l'organe par le besoin, c'est dire que la partie égale le tout et que l'accessoire vaut le principal. Parce que l'habitude a développé et fortifié les bras d'un boulanger, faut-il en conclure que c'est le besoin de gagner sa vie qui lui a donné les bras pour pétrir la farine ?
L'insuffisance du système de Lamarck est