M. Paul Janet : la Crise philosophique
ce chimériques, qu'elles semblent ouvrir à Tes- « prit sur le problème des origines, il se soit « produit, à n'en pas douter, une décroissance « notable de foi philosophique et religieuse (( dansles âmes. Pendant que s'éclaire de plus « en plus la région moyenne des connaissances « positives, l'ombre s'étend et s'épaissit sur les « sommets de la pensée*. »
D'où vient donc que la clarté qui éclaire la région des connaissances positives projette des ombres sur les sommets de la pensée? Ces ombres sont-elles une conséquence naturelle de cette lumière et à mesure que le jour se fait sur les sciences d'expérimentation^ la nuit doit-elle s'étendre sur les problèmes de métaphisique ? Grâce à Dieu, il n'en est rien, au contraire. La lumière appelle la lumière et les lueurs de l'une n'éteignent pas les rayons de l'autre, mais les hommes s'obstinent à faire la nuit là où Dieu a mis le jour, et ceux qui ont consacré leur vie aux sciences expérimentales n'hésitent pas à croire qu'elles seules donnent la vérité et la certitude tandis que les problèmes de métaphysique sont la région de l'erreur, du rêve et du vide.
M. Caro combat cette donnée absolument fausse ; il y signale d'abord une inconséquence et il plaide ensuite l'incompétence du maté-