‹ Les philosophes contemporains IChapitre 174 sur 244 · Le Matérialisme et la Science, p · texte numérisé non relu

Le Matérialisme et la Science, p

2. L'ouvrage de M. Claude Bernard, la Science expérimentale, parut, bien après celui de M. Caro,

(c là ils communiquent à la pensée scientifique « un mouvement qui la vivifie et l'ennoblit, « ils fortifient l'esprit en le développant par « une gymnastique intellectuelle générale en « même temps qu'ils le rapportent sans cesse <( vers les solutions inépuisables des grands ce problèmes ; ils entretiennent ainsi une sorte « de soif de l'inconnu et le feu sacré de la ce recherche qui ne doivent jamais s'éteindre c< chez un savant *. »

Nous pourrionssans doute demander àM.Cl.

Bernard si cet inconnu vers lequel tendent les aspirations éternelles de la raison humaine demeurera éternellement inconnu, si cette soif ne sera jamais assouvie et si ce feu sacré, qui ne doit jamais s'éteindre, s'éteindra cependant un jour faute d'un aliment digne de lui. Mais, pour le moment, nous nous contentons de prendre ce qu'il y a dans cette page, c'est-à-dire l'affirmation très claire du respect qu'inspire, à la science expérimentale, la grandeur et l'élévation des problèmes philosophiques. Il n'en est pas de même du matérialisme ; pour lui, ces problèmes n'existent pas, ces questions ne sont que formules vides de sens, et M. Caro lui fait observer qu'il est inconséquent en voulant s'en occuper et tout

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