‹ Les philosophes contemporains IChapitre 213 sur 244 · Pajro · texte numérisé non relu

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2. Le Monde comme voldnté et comme représentation^ tome II, page 141.

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détruisez celui-ci, celui-là disparaît. Il faudrait au moins donner une preuve, mais une preuve est inutile, puisque cette vérité est la plus certaine et la plus simple. Quand donc un homme meurt, tout ce qu'il connaît et qu'il a connu est anéanti du coup; nous verrons, en effet, que, selon Schopenhauer, mourir, c'est tomber dans le néant : « Le monde « réel, intuitif, dit-il encore, est manifestece ment un phénomène du cerveau ; c'est pource quoi l'hypothèse qu'il puisse y avoir un « monde, en tant que tel, en dehors de tout (( cerveau, est contradictoire*.»

Toute la valeur d'une doctrine repose dans la force des preuves sur lesquelles elle s'appuie ; une affirmation sans preuves est, en philosophie, une parole en l'air. Or, dans la vue d'ensemble qu'il jette sur les théories de Schopenhauer, M. Th. Ribot fait remarquer, avec infiniment de raison, qu'il n'y a de preuve nulle part : « Quelle preuve, dit-il, « qu'entre toutes les solutions possibles , « celle-là seule est vraie? Schopenhauer n'en

« donne aucune elle reste donc sans va-

« leur scientifique. » Le même auteur fait encore observer, qu'à toutes les difficultés si graves que soulève son système « Schopen- « hauer répond : Je n'en sais rien, je constate

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