Ibid., page
3. Le Monde comme volonté et comme représentation, tome II, page 148.
« lisme de3 Français, Berkeley seul a nié la « matière absolument et sans restrictions. De « là résulte Tantithèse du matérialisme et de (c l'idéalisme représenté dans ses extrêmes par « Berkeley ei par les matérialistes français « (d'Holbach) ^ ))
Pire que je suis obligé de me déclarer matérialiste si j'ai le malheur de croire que I4 maison que j'habite, le pain que je mange et le chapeau que j'ai sur la tête sont autre chose que des idées, c'est dépasser évidemment les limites d'une innocente plaisanterie.
D'abord, Schopenhauer parle indifféremrnent de la matière qui existerait par ellemême et de la matière qui existe e?t elle-même. Il n'a certainement pas pris garde à la distinction capitale entre exister jt?ar soi et exister en soi. La matière n'existe pas />ar ellemême^ elle existe par un autre; il est vrai que, d'après Schopenhauer, une doctrine est d'autant plus recommandable qu'elle a l'horreur instinctive de cet autre. Mais si la matière n'existe pas par elle-même, elle existe e« ellemême, c'est-à-dire qu'un objet, pour exister réellement, n'a pas besoin d'attendre que l'on pense à lui. Il n'est pas pensé, cela est vrai, mais il est, cela lui suffit, et je ne vois aucun