KARL, MARIANNE, MADAME RIMBLOT
MARIANNE, aprèfl une réyéreoce, entre.
K'êteS'YOUs pas monsieur Karl d'Ârmansberg?
KARL
Oui^ mademoiselle.
MARIANNE, desceodant en scène, suivie de madame Rimblot.
Monsieur, je viens vous entretenir d*une affaire importante.
KARL, à part.
Yoilà une affaire importante qui a une hien jolie figure ! (Haut.) Mesdames, veuillez vous asseoir.
Il avance le grand fiantenil au milieu du théfitrepoor Marianne, madame Rimblot prend une chaise auprès de la table, Karl en prend une pour lui, à gauche^ près du guéridon.
MADAME RIMBLOT, s'asseyent.
J'en ai besoin... car je suis toute tremblante; faire une pareille démarche à mon âge, quand on a toujours vécu irréprochable!
MARIANNE, assise.
Taisez- vous donc, madame Rimblot.
KARL, se plaçant près de Marianne.
Puis-je savoir, à mon tour, mademoiselle, à qui j'ai l'honneur de parler^..
MARIANNE
A Marianne Ersfelds, sœur de Nina Ersfelds, que votre frère doit épouser. Depuis longtemps je désirais vous parler, et comme vous vous êtes refusé à venir chez nous, j'ai pris le parti de venir vous trouver ici .
rt LES PHILOSOPHES DE TINOT ANS
KARL
C'est fort aimable, mademoiselle, et j*en suis aussi surpris que charmé, (à part.) Voilà une drôle de petite personne !
MADAME RIMBLOT.
Croyez bien, monsieur, que si mademoiselle ayait écouté mes conseils, elle ne serait jamais venue ici; encore, si Tamour était son excuse!... mais...
MARIANNE
Taisez-vous, madame Rimblot, ou je ne .vous emmènerai plus avec moi. Monsieur, ma présence ici doit vous paraître singulière!... mais j'ai été habituée de tout temps à suivre mes inspirations; d'ailleurs, il s'agit du repos, du bonheur de ma sœur, et il m'a semblé qu'un pareil but pouvait tout excuser.
KARL, à part.
Nous y voici ; elle a appris que je m'opposais à ce mariage, et elle a entrepris de me persuader. (Haut.) Mademoiselle, je devine ce qui vous amène ici; mais, tout en me félicitant d'une visite aussi inespérée, je ne puis vous promettre qu'elle change en rien mes convictions. Ne craignez-vous pas d'ailleurs, en venant ici, de vous exposer à la colère de monsieur votre oncle?
MARIANNE
Mon oncle ? est-ce qu'il oserait se fâcher contre moi ! il n'a jamais souffert qu'on me contrariât un seul instant. J'ai renvoyé dix-sept gouvernantes, monsieur, et je renverrais madame Rimblot elle-même, si elle s'avisait d'avoir une volonté ; mais il n'y a pas de danger.
MADAME RIMBLOT.
Mademoiselle sait bien que je lui suis toute dévouée! Mademoiselle a tant d'esprit' l'esprit un peu vif...
MARIANNE
Heint Peut-être...
MADAME RIMBLOT.
KARL
Je suis sûr que mademoiselle en a beaucoup, mais je serais désolé de le lui voir dépenser en pure perte.