Tome IV, p. 180. — 5. Ihid.,V
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tout, mise à part, élevée au-dessus de toutes les autres. Le reste est mon bien : celle-ci est moi.
o: Le moi identique et constant s'attribue à lui- « même les modes variables et successifs de l'ac- « tivité qui le constitue. Personne une, individuelle' a et libre, je ne suis pour moi-même ni un pur « abstrait, ni un assemblage de sensations , quand «j'aperçois et juge la sensation, quand je fais sa « part et la mienne propret »
« Et cent autres phrases pareilles. Vous voyez que pour lui la volonté est un être persistant et distinct.. Cet être est une force qui agit sur les idées et sur les mouvements, les continue, les suspend, les reprend par lui-même et par lui seul. Ainsi fait un bâton d'ambre. Portez-le sur un duvet de plumes légères; elles s'attachent à lui et il s'en couronne ; tout à l'heure elles tomberont ; d'autres prendront leur place. Seul le bâton subsiste avec sa force attractive, et il est la seule chose solide dans tout le bouquet.
« De là mes obscurités et mes difficultés. Je ne pouvais m'habituer à considérer la volonté comme un être réel et solide. C'est une plume. En dépit du sens commun, M. de Biran en a fait un bâton.
«N'importe; nous l'admettons puisqu'il le veut: en philosophie on admet tout. Reste un point : comment