Phys., A, I, 209 b
G. MiLHAUD. — Philosophes-Géomètres, i3
igA LES PHILOSOPHES-GEOMETRES DE LA GRECE
particulier dans les deux derniers livres de la Métaphysique, il lui arrive fréquemment de mentionner certaines notions platoniciennes, comme celle de la dyade indéterminée , et d'exposer certaines conceptions , comme celle des Idées-Nombres, dont il n'est pas question dans les dialogues. En outre les commentateurs anciens nous parlent d'un ouvrage d'Aristote qui avait pour titre Trept Taya6oO\ et qui contenait, disent-ils, l'exposé des hautes théories platoniciennes développées dans les leçons orales. Simplicius nomme, d'après Alexandre d'Aphrodisias,les disciples qui avaient rédigé ces leçons et avaient ainsi fourni la matière du traité du Bien : Speusippe, Xénocrate, Héraclide, Hestiée et Aristote\ Un disciple immédiat d'Aristote, Aristoxène, nous a laissé sur renseignement oral de Platon ce curieux renseignement : « On était venu croyant entendre parler de ce qui s'appelle biens parmi les hommes, de richesse, de santé, de force, en un mot de quelque merveilleuse félicité ; et lorsque arrivaient les discours sur les nombres et les mathématiques, et la géométrie, et l'astronomie, et la limite, identique avec le bien, tout cela semblait fort étrange ; les uns ne comprenaient pas, les autres mêmes s'en allaient. C'est là qu'Aristote conçut de son propre aveu la nécessité d'amener