OBSERVATION LI
Observation de M. H1rTZ (Société de médecine deS HOpitaux,
séance du 8 juin 1894).
Mlle de S.., 19 ans, grande, maigre, issue par son père d'une famille névropathique, par sa mère de luber-culeux, est prise, en 1880, d'une phlébile aiguë de Ia veine saphène interne de la jambe gauche. Le diagnos-
lc fut posé par mon maître Guéneau de Mussv, mais la
cause de la maladie lui échappa tout d'abord. L'examen de lous les organes fut pratiqué avec soin el ne révéla aucune lésion apparente : on découvrit un léger souffle
à la base du cœur, des bruts d'anénie dans les vaisseaux du cou et on se ratlacha à AU d'une phlébite. chez une chloro- -anémique.
La résolution de l'inflammation veineuse fut assez rapide, le cordon qui existait très nettement à la partie inférieure de la jambe disparut an bout de trois semaines en même temps que l'œdème malléolaire qui l'accompagnait.
La malade put se lever : l'étal général s'améliora et la santé parut St bien remise que la jeunc fille fut fiancée, L'hiver approchail, la famille partit pour Nice environ SIX mois après la guérison de Ta phlébite.
RATALAS
Au bout de six semaines de séjour dans le Midi, Mile de S... ful prise d'accès de fièvre vespérale, son appéül dininua, elle maigril rapidement et là famille inquièie fil eXaminer la malade par un de nos maitres de passage à Nice. I posa le diagnostic de tuberculose pulmonare aiguë. La malade reprit au plus tôt Ie chemin de Paris, À son arrivée, nous constalämes le bien fondé de l'arrêt qui avait élé prononcé.
La malade présentait tous les signes d'une infiltration luberculeuse à forme granulique et succombait un piois après son retour.