‹ Les Phlébites TuberculeusesChapitre 7 sur 15 · DES FT · texte numérisé non relu

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induration du’ sommet droit avec râles de bronchite. Puis Jes jours suivants la température jusque-là normale $ élève Jusqu'à 3995. La, malade maigrit à vue d'œil el évolue rapidement vers une tuberculose granulique qui l'emporte dans une crise d'asphyxie un mois après la guérison de la phlébite.

Nous n'avons pu faire l’autopsie-de ce cadavre. j

La phlébite prétuberculeuse survient en général chez des sujets que leurs antécédents héréditaires ou personnels prédisposent à la tuberculose. Elle

. apparaît parfois au cours d’une bonne santé apparente mais le plus souvent le sujet s’est plaint au-

paravant de symptômes de bacillose germinative : amaiorissement, sueurs nocturnes, fièvre vespérale sans que l'examen clinique puisse révéler des s1gnes sthétoscopiques.

Siégeant au niveau du membre inférieur, parfois au niveau du membre supérieur (Obs. I}, cette phieomasie semble se localiser de préférenec aux veines superficielles. Les observations ei- dessus

ont en effet rapport à des phlébites de la veine sa

phène interne et cette localisation rend compte en partie du peu d'intensité des symptômes observés : ceux-ci en effet sont très atténués et généralement ils ne sont pas au complet.

La douleur, peu marquée est spontanée et siège au mollet et à la partie interne de la cuisse. L'im-

potence fonctionnelle n’est pas toujours absolue

dès le premier jour : de vagues crampes, des douleurs sourdes et fugitives permettent encore au

RS one malade de vaquer à ses occupations. Plus tard cette douleur devient constante et s'exagère à la pres- SION. AR Quelques jours après l'apparition des phénomè- hes douloureux l’œdèime s’installe. Peu intense-11l

se limite en général à la région malléolaire. Il diminue par le repos, augmente par la marche. L’est un œdème dur, sans godet, sans modification de la coloration des téguments. |

L'absence de dilatation veineuse superficielle semble indiquer que la circulation profonde est pea troublée. à L'évolution de ces phlébites est rapide le plus

souvent puisque dans les cas signalés une 1mmobilisation d’une quinzaine de jours suffit à faire disparaître œdème et douleurs. L’embolie n’a jamais été signalée et ce qui caractérise en somme ces phlébitès c'est leur allure torpide à phénomènes réactionnels atténués.

Mais si la phlébite guérit, la tuberculose continuc à évoluer et les observations que nous venons de rapporter montrent que la tuberculose pulmonaire suit de peu, la guérison de la phlébite. Parfois linfection tuberculeuse des veines est suivie de granulée à marche foudroyante {Obs. V) et môme dans les cas où l’état général reste bon chez de; malades guéris de leur phlébits, celle-ci n’en ‘ est pas moins l'indice d’une invasion bacillaire qui

peut avoir tendance à la généralisation.

Aussi, chez un sujet suspect de tuberculose, l'apparition d’une phlébite mettra le clinicien en éveil:

RE) ue il recherchera avec attention les premiers signes de la tuberculese pulmonaire : s'ils sont absents'et à défaut d’autres causes d'infection il sera en droit de rattacher la phlébite à la tuberculose et souvent l'évolution ultérieure viendra confirmer le diag nostic.

sie.

BEST PHLEBITÉ TUBERCOULAUSE | 2* PRECOCÉ

OBSERVATION VI Don

HeITédite)

Recueillie dans le service de M. le Professeur PAVIOT.

D...48 ans, lon de commerce, entre le 29 septembre 1929 dans le service de M. le Professeur Paviot, . pour une phlébite d'apparence spontanée du membre inférieur gauche. :

I nv a dans la famille du malade aucun antécédent ” tuberculeux. |

D... lui-même n'a éu dans l'enfance aucune maladie grave. Une blennorrhagie, contractée à 23 ans, a été accompagnée de phénomènes généraux el d'accidents arhüculaires intenses qui immobilisérent le malade pendant plusieurs mois. Le malade nie l'éthylisme et la spécificité. Il est marié : sa femme est bien portante, a eu une fausse couche de deux mois il y a 9 ans el a un enfant de 10 ans en bonne santé.

Dépuis une dizaine d'années, D... s'enrhume tous les hivers.

En avril 1920, le malade a ressenti brusquement une douleur dans la cuissà droite, bientôt suivie d'œdème qui, en en 15 jours, envahit tout le membre. Cet œdème blanc dura trois semaines puis diminua à la cuisse pour persister longtemps encore à la région malléolaire.

ANSE ad

Depuis juin, le malade n'a pu reprendre ses occupa- Mons qu'en limitant la marche et en évitant la station debout, celle-ci produisant à la longue un engourdissement du membre inférieur droit et un œdème de la région malléolaire.

1l y a quelques jours, les phénomènes douloureux apparus au mois d'avril se sont manifestés à nouveau dans le membre inférieur gauche. La douleur toutefois fut moins aiguë et ce n'esi qu'au bout de deux jours que le malade, s'inquiétant d'un œdème envahissant, s’est mis au Hit et fait appeler un médecin qui diagnostique une phlébite et conseille au malade d'entrer à l'hôpital.

À l'entrée, l'impotence fonctionnelle est absolue : le malade a la sensation que « son membre inférieur gauche est mort » mais 1l ne souffre plus. La température est de 37°8 : l’état général est bon. |

I n’y à plus trace de l'ancienne phlébite à la jambe droite.

Le membre inférieur gauche présente dans sa totalité un œdème blanc, dur, sans godet ; on ne voit pas de veines superficielles se dessiner sous la peau. La palpation prudente du membre ne réveille pas de douleur mais permet de sentir un cordon veineux entre les jumeaux remontant dans le creux poplité.

On place le membre dans une gouttière ouatée.

Une phlébile est diagnostiquée mais la cause n’est pas évidente car l'accident veineux n’a été précédé d'aucun symplôme morbide.

L'examen des poumons et du cœur est négatif. Le foie, la rate ne sont pas perçus. Le tube digestif fonctionne bien et il n'y a dans les urines ni sucre ni albumine.

Poursuivant l'examen somatique, on trouve dans la

io AOURE

tèle de l'épididyme droite un noyau du volume d'une hoisetle, dur, non douloureux. 4 a dans la tête de l'épididyme gauche, un noyau analogue, mais plus pe- Ut du volume d'un pois. Le malade ne peut préciser à quelle époque est apparue ceile lésion et on ne peut savoir si elle existait déjà au mois d'avril, au moment de la première phlébite.

L'évolution de la phlébite se fait en 25 jours. À aucun moment, 1 n'y à eu de fièvre. Le membre n'a pas élé douloureux et n'a donné au malade que la sensation d'engourdissement. L'œdème a rélrecédé assez rapidement et le malade sort sur sa demande le 3 novembre

I n'a pas été revu depuis et on ignore si la lubercu-

lose génitale à évolué ou s'est généralisée.

. OBSERVATION VII (Inédite)

Recucillie dans le service de M. le Docteur SAVY.

Mme B..., 50 ans, employée en soterie, entre à lhôpilal, le 5 avril 1921, parce que sa jambe est enflée et douloureuse.

Antécédents hérédilairds. -— Mère morle à 70 ans de périlonile. Père âgé de SO ans, rhumatisant. 2

Antécédents collatéranx. = Une sœur morte à 28 ans de bacillose pulmonaire, Une sœur morle à 22 ans d'affection indéterminée. Trois frères el une sœur sont ên bonne santé.

Antécédents personnels, — Pas de maladie grave dans l'enfance. Réglée à 14 ans, ses règles ont toujours été régukères.

Bronchite à 15 ans, qui ne guérit Jamais complète-

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