‹ Les Phlébotomes et la Fièvre à PappataciChapitre 18 sur 30 · PROPHYLAXIE. — LUTTE ET PROTECTION CONTRE LES PHLÉBOTOMES · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE. — LUTTE ET PROTECTION CONTRE LES PHLÉBOTOMES

Comme dans la lutte contre les moustiques, on peut envisager des procédés offensifs contre les adultes et les larves, des procédés défensifs contre la piqûre des insectes. Mais la mise en œuvre de ces procédés est ici plus difficile. On ne connaît qu'imparfaitement l'habitat de la larve, les conditions de son développement: d'autre part la petite taille de l’insecte lui permet d'échapper facilement aux regards et de traverser les moustiquaires ordinaires.

Procédés offensifs. — Le meilleur moyen de débarrasser une pièce de tous les insectes qu'elle contient est d'y faire brûler du soufre. Il y aurait lieu de faire des essais, semblables à ceux entrepris contre les moustiques, pour éprouver l'efficacité des vaporisations, soit de quinoléine, soit de crésyl commercial.

Les fumigations de poudre de pyrêtre, les « zampironi » employés en Italie, ne constituent qu'un moyen palliatif. Ils plongent les insectes dans une torpeur momentanée, on peut alors les balayer contre les murs, les vitres, dans tous les recoins et les brûler ; maistoujours ilenest un certain nombre qui échappe à la chasse la plus minutieuse. II faudrait effectuer l'opération quotidiennement, pendant qu'il fait encore jour, aérer puis fermer hermétiquement les chambres.

Celles-ci, orientées de telle manière qu'elles soient bien éclairées pendant la journée, blanchies à la chaux, seront débarrassées des rideaux, des tentures, ne présenteront aucun recoin obscur pouvant servir de refuge aux insectes ailés. ;

Le vol des Phlébotomes n'étant possible que dans le calme atmosphérique le plus parfait, NewsTeAD conseille l'installation dans les chambres à coucher de ventilateurs. On peut également créer des courants d'air permanents en laissant portes et fenêtres ouvertes la nuit.

Puisque, enfin, lalumièreartificielle attire ces insectes, on pourra installer dans une chambre voisine de celle où l’on repose, une lampe piège où ils viendront se brûler les ailes.

Contre les larves, la lutte est plus difficile, leurs gites étant fort divers et mal connus. Un premier fait est qu'il existe dans les régions infestées des quartiers et des maisons à Phlébotomes. Les vieux quartiers et les vieilles maisons, surtout celles bâties en pisé, les endroits où subsiste constamment une certaine humidité, où se trouvent rassemblés des débris organiques, les caves fraiches où se putréfient des substances végétales sont autant de milieux de pullulation dont l’éloignement ou la destruction constituent une importante indication prophylactique.

Grassi, qui à attiré l'attention sur le rôle des fosses d’aisance et des trous à ordures dans le développement des larves, propose les mesures suivantes: cimentation de ces fosses, des conduits y amenant les eaux usées, et des tuyaux de ventilation, de façon à ce que leur surfäce intérieure ne présente aucun refuge à la larve; installation aussi du système «à siphon ». L'extrémité supérieure du tuyau de ventilation sera fermée par des toiles métalliques à mailles très fines. Des solutions parasiticides seront versées dans les cabinets tous les quinze jours.

Dans les camps militaires, pour empêcher le développement de nouvelles générations, on videra les fosses pen-

D RL dant l'hiver et on badigeonnera leurs parois, sans omettre un seul recoin, avec des solutions de crésyol par exemple.

L'humidité en excès nuit au développement des larves et on a proposé pour diminuer leur nombre de faire copieusement arroser d’eau les endroits qu'on suppose habités par elle. C'est là, semble-t-il, un moyen assez peu sûr et d'une exécution malaisée pendant les années sèches tout au moins. ;

Il ne faut pas oublier enfin que l’insecte ou sa larve peuvent être transportés d'une région dans une autre avec des bois ou d’autres matériaux, notamment par bateaux.

Procédés défensifs. — Parmi les procédés défensifs contre la piqûre de l'insecte nous ne retiendrons que ceux qui semblent avoir quelque efficacité.

La-moustiquaire, généralement utilisé dans le midi de France ou aux colonies, est une enveloppe de tulle dont les mailles de 1 “/* 5 environ de côté ne constituent pas une barrière infranchissable au Phlébotome.

BELILLE à réussi à protéger les matelots cantonnés à l'ilot de la Sude (Crète), en 1910, par l'emploi de moustiquaires en mousseline ou en gaze à mailles de moins de O w/" 75 de côté. Mais le renouvellement de l'air se fait mal à travers ce tissu serré et la chaleur est souvent telle qu'on ne peut le supporter. Les fenêtres des maisons doivent être grillagées, les portes de communication avec l'extérieur munies d'un tambour en toile métallique à mailles de même dimension que celle indiquée pour la moustiquaire. On a fait à ces tamis le reproche d’obscurcir les appartements et d’empécher le renouvellement de l'air.

Parmi les substances aromatiques préconisées, citons les essences d’eucalyptus et de cassis (HowLeTr). L'’essence d’eucalyptus surtout semble efficace pour éloigner les insectes. On en enduit avant le coucher toutes les par-

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{ies du corps susceptibles d'être piquées, principalement . les poignets et les chevilles, et on en répand sas LEE à gouttes sur les objets de literie. ‘ <S à > On peut employer également en onctions la Dinde: tr : suivante : : = S

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Un morceau de camphre dans un lit présente aussi de l'attaque des Phlébotomes.

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