‹ Les Phlébotomes et la Fièvre à PappataciChapitre 17 sur 30 · DD · texte numérisé non relu

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pelomonas Phlebotomi ; celui-ci est retrouvé par Wenyon chez les Phlébotomes d'Alger, par Parron en Mésopotamie chez Ph. papatasii et Ph. minulus. Enfin LAVERAN et FRrANcuiINI, sur deux cents Phlébotomes examinés à Bologne en 1919 ont trouvé quatre fois des Flagellés dans le tube digestif (Flagellés qu'ils rapportent au type décrit par Wexyox } et dont l’inoculation, après culture dans le péritoine d'une souris, a donné lieu à une infection qui a entrainé la mort et qui a pu être transmise à d’autres souris.

ACTON fait remarquer que les régions du corps où les boutons d'Orient sont les plus fréquents sont aussi les régions que piquent le plus volontiers les Phlébotomes : les pieds et les jambes, puis les mains, en dernier lieu la face. |

Ihoculalion de la verruga péruvienne. — TownsEND au Pérou, après deux années de recherches sur la transmission de la verruga et de la fièvre d'Oroya par différents insectes, incrimine le Pllebotomus verrucarum, espèce ne différant guère de celles d'Europe et associée constante d’un lézard, le Tropidurus peruvianus. Il ne paraît pas d’ailleurs fournir une preuve concluante de l'identité des microorganismes trouvés dans le sang de ce Lacertien et de ceux observés chez les sujets atteints de la maladie de Carrion.

Inoculafion du virus de la. fièvre à pappalaci. — Si le rôle des Phlébotomes dans la transmission du bouton d'Orient et de la verruga est encore incertain, il a été bien établi par contre que ces insectes transportent l'agent d’une fièvre bénigne connue sous des noms extrèmement divers et dont le plus courant est celui de « fièvre à pappataci »; ferme impropre, puisqu'il laisse préjuger de l'espèce inoculatrice. Le virus filtrant de la

RP pyrexie dont nous allons aborder l'étude dans la deuxième partie de notre travail peut être véhiculé par quelquesune des différentes espèces énumérées plus haut, et notamment par le Ph. minulus et le Ph. perniciosus.

Accidents locaux dus à la piqûre des Phlébotomes. — Suivant la sensibilité individuelle, les symptômes dus à l'irritation causée par la piqüre de l’insecte ont une intensité et une durée variables. Les individus qui habitent les pays à Phlébotomes sont beaucoup moins incommodés que les étrangers. Il y a accoutumance manifeste à la piqüre, identique à celle d'un animal inoculé avec des doses réitérées de toxines bactériennes. Les piqûres sont très cuisantes. Chez certains sujets, elles ne déter- minent que l'apparition de simples papulettes à peine prurigineuses, de teinte rosée, qui s’effacent en quelques heures. Chez d’autres par contre, le cou-de-pied, les mains, les avant-bras sont le siège d’une éruption dont les éléments peuvent être souvent très nombreux et presque confluents. Ce sont des papules larges de quelques millimètres d’abord, roses et centrées d’un point rouge, nettement surélevées et qui, en vieillissant restent longtemps saillantes et dures. Leur teinte devient brune, pälit lentement; elles ne s’effacent qu'au bout de dix ou quinze jours. Certaines papules sont excoriées par le grattage, d’autres peuvent s’infecter et se transformer en pustulettes. Les démangeaisons sont très vives, très persistantes, reviennent par accès, la nuit surtout. Ce caractère, joint à l'aspect polymorphe des lésions chez les sujets malpropres, impose souvent le diagnostic différenliel avec la gale.

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