TRAITEMENT ET PROPHYLAXIE
Il n'existe pas de traitement spécifique de la fièvre à pappataci. La quinine et les préparations arsénicales en particulier ne paraissent nullement modifier son évolution ; peut être même sont-elles dangereuses. Le traitement ne peut donc être que symptomatique. La thérapeutique doit être discrète.
Le séjour au lit est l'indication principale. On prescrira la diète lactée.
Æ'opium donné dès le début, à haute dose, procure aux patients un grand soulagement. L'aspirine et le salicylate calment les douleurs. Jocy et Bari conseillent la formule de potion suivante, qui leur a permis d’apaiser rapidement les souffrances de leur malade :
Salicylate de soude 2 grammes.
Teinture d’aconit X à XX gouttes.
Sirop de belladone 10 grammes.
Eau q.s. p. 150 grammes.
Lorsque la congestion pharyngée est très marquée on peut employer les gargarismes boratés et les attouchements au collutoire iodo-salicylé. Si les symptômes gastriques sont accentués on administrera un purgatif salin.
Enfin, pendant la convalescence, il y a lieu de prescrire un régime tonique reconstituant.
Prophylaxie — L'isolement des malades doit être précoce puisque leur sang n’est virulent que pendant le premier jour. Les pavillons spéciaux destinés à les recevoir,
éloignés si possible de 50 à 100 mètres des autres bâtiments, auront leurs salles blanchies à la chaux. Cellesci seront désinsectisées souvent au soufre; leurs fenêtres seront munies de tamis métalliques à mailles de moins de Om/n75 de côté.
Les fébricitants seront mis à labri de la piqûre des insectes par l'emploi de moustiquaires de gaze très fine et soignés de préférence par un personnel ges atteint par la maladie et de ce fait immunisé.