‹ Les Phlébotomes et la Fièvre à PappataciChapitre 26 sur 30 · SEE · texte numérisé non relu

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l'épidémie de fièvre de trois jours qui s'éteignait au moment de leur disparition aux premières pluies d'automne. Il s'agissait de Ph. perniciosus.

2 En Macédoine, à Oreovica, dans la région du Jac Doiran, une épidémie a été caractériséeen 1916 par l'absence ou la rareté de l'éruption et la fréquence des rechutes fébriles. Le Ph. papatusii existait par nuées dans les interstices des vieux murs.

3 Enfin, au camp de Zeitenlick, près Salonique, vingt cas auraient été observés accompagnés d’une éruption et sans rechute fébrile.

D'autre part nous devons à l’obligeance de M. le médecin principal Niccor, alors médecin-chef du centre hospitalier et de la base de Salonique, de pouvoir reproduire ici son observation personnelle résumée :

« Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 août 1916, incendie de Salonique. M. Niccor, chassé de son domicile par le sinistre, couche dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 à son laboratoire, sous une moustiquaire venant de la réserve de matériel (bâtiment en pisé), moustiquaire reconnue au matin habitée par une dizaine de Phlébotomes gorgés de sang. Seule inoculation. Début des accidents fébriles le vendredi 24 dans la soirée. Évolution récurrente en deux temps, d'environ quarante-huit heures. Éruption atténuée, ressemblant à celle de la dengue. Grande dépression nerveuse ayant duré plusieurs semaines.

Légère desquamation en furfur. Quelques troubles du côté des phanères : cheveux et ongles. »

En résumé, on a observé après piqûre reconnue par des Phlébotomes :

— Un accès fébrile à rechute, sans éruption (épidémie des Dardaneliles);

— Un accès fébrile à rechute et quelquefois une éruption (épidémie de Macédoine);

— Un accès fébrile sans rechute et avec éruption {cas de Salonique) ;

— Un accès fébrile avec rechute et éruption (cas de M. NicLor).

C'est en présence de ces accès atypiques exceptionnels que le diagnostic avec la dengue peut être difficile.

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