‹ Les Phlegmons ProstatiquesChapitre 12 sur 21 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Nous trouverons réunis, dans la prostatite aiguë d’origine blennorragique, la plus fréquente, tous les symptômes qui signalent les prostalites aiguës en général.

Ils surviennent au déclin de l'infection urétrale, entre le douzième et le vingtième jour rarement avant. À ce moment infection a gagné l’urètre postérieur soit spon- tanément, soit sous l’influence d’un traitement mal fait. Parfois aussi, il faut en attribuer la cause à l’imprudence des malades chez lesquels les phénomènes aigus ont disparu ou seulement diminué et qui se croyant guéris, relâchent leur traitement, tout en se livrant à des excès de tous genres qui facilitent la propagation de l'infection.

Pendant la phase de prostatite catarrhale ou folliculaire, les symptômes n’attirent guère l’attention, se confondant avec ceux de lurétrite postérieure. Le malade accuse des mictions douloureuses, des besoins impé-

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rieux. Il se plaint de tension, de gêne et douleurs av fond du périnée. A l'épreuve des deux verres, les deux | urines sont troubles. La fin de la miction se signale par l'expulsion de filaments en virgule et punctiformes, qui, examinés au microscope, révèlent la présence de globules de pus agglomérés et de cellules épithéliales cylindriques. Ces filaments viennent bien de la prostate car ils seront en grand nombre dans le second verre après massage prostatique. Au toucher rectal, on ne trouve rien de bien particulier, à part, quelquefois, la présence de petits nodules durs et proéminents qui sont autant de petits foyers folliculaires.

En résumé, nous le voyons, le début de la prostatite aiguë est souvent insidieux. Dans d’autres cas, au contraire, elle débute par un frisson violent, quelquefois une rétention aiguë et des phénomènes très pénibles et très douloureux au moment de la défécation. Que l’envahissement soil insidieux ou brusque, les phénomènes douloureux ne tardent pas à devenir très intenses.

Du côté du périnée et de l’anus, la douleur se localise, très violente, douleur sourde, comparée par certains à l'introduction d’un fer rouge dans l’anus, douleur s’irradiant dans la verge, dans la partie postérieure des cuisses, dans les régions lombaire et sacrée. Elle empêche tout repos interdisant toute position assise dans le lit. Les troubles de miction existent toujours. Le malade ressent des brûlures et des besoins d’uriner, fréquents et impérieux, mais il éprouve une grande difficulté à expulser l’urine. Quelquefoisil y a rétention complète causée soit par le gonflement de la glande soit par un spas-

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