ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Quelles que soient la cause et l'origine de l’infection et sa voie de propagation, la prostate atteinte par l’inflammation sera rapidement le siège de lésions où naîtront des phlegmons dont il convient d'examiner rapidement le processus et l’évolution.
L’inflammation amène d’abord une réaction au sein même de la glande avec suractivité de ses sécrétions, puis le pus se collecte. L’abcès est formé. Si l’abcès reste localisé dans la glande c’est la Prostatite. Si l’inflammation gagne en profondeur et les tissus périprostatliques en dépassant les limites de la glande c’est la Peériprostatile, dont nous ne parlerons qu’incidemment. Ces abcès s’ouvrant généralement en dehors dans le rectum, son étude ne saurait intéresser un traitement chirurgical par voie urétrale.
ProsraTITE. Îl n’y a pas lieu de décrire longuement ici les deux phases de la prostatite définies par Lallemand et Velpeau (phaseglandulaire et phase parenchymateuse),
TO
ni de commenter les travaux de Segond, Finger, Hartmann et Lavenant sur la présence, le point de départ et la voie de propagation de la prostatite parenchymateuse.
Lorsque la prostatite entre dans sa deuxième phase (parenchymateuse) la glande est augmentée de volume rouge, lobulée, et durcie avec une abondante prolifération de l’épithélium du canal sécréteur. Il s’y formera de petits foyers suppurants qui seront, en réalité, autant de petits abcès miliaires. Les parois de leurs cloisons seront bientôt détruites et formeront, par leur réunion, des abcès, parfois importants. Le volume de l’abcès est variable. Même dans le plus gros se trouvent des poches accessoires communiquant par des orifices souvent très étroils, avec la cavité principale.
Exceptionnellement ces abcès se localisent à la partie antérieure de l’urètre. En général, ils sont, en arrière, très rapprochés du canal. Le plus souventils en ulcèrent et en perforent la paroi, entrant ainsi en communication
avec l’urètre, habituellement sur le côté du « veru montanum., »