LEROUX — LOCKROY
die honnête Mademoiselle Geneviève, 1878, ou l'insouciance des mères mondaines à l'égard de leurs enfants, — et quelques petits actes : Premier avril, très risqué ; etc.
Gaston Leroux doit être cité pour La Maison des juges, 1907. C" st l'une des pièces les plus foncièrement anarchistes qui aient paru depuis quelques années. Elle disqualifie les magistrats et la justice : les avocats et les juges sont têtus, timorés, rapaces, iniques, maniaques et fourbes ; quant à la justice, c'est une énormité, une duperie, « un mensonge nécessaire )>.
Alain-René Lesage (1668-17-17), l'auteur du Diable boiteux et de Gil Blas.
On ne cite plus les comédies graveleuses qui ont été réunies dans les dix volumes intitulés Théâtre de la foire, 1737. Ses principaux titres de gloire sont Crispin rival de son maître, 1707, vieille histoire d'un laquais déguisé en grand seigneur ; — et Turcaret, 1709, pamphlet dialogué, satire mordante dirigée contre les traitants, ceux qu'on appelait à cette époque les partisans, histoire d'un imbécile enrichi grugé par une vilaine coquette, tableau de mauvaises moeurs qui n'intéresse plus.
D.\NiEL Lesueur, pseudonyme de Madame Henry Lapauze, née en 1860. Elle a au théâtre, comme dans ses feuilletons, raconté avec beaucoup d'art des faitsdivers violents et peu édifiants : La Fiancée, 1894 ; — Le Masque d'amour, 1905 ; — etc.
LoGkroy, de son nom Joseph Simon (1803-1891), collaborateur de Scribe, Bourgeois, Cormon, etc., comédien renommé, auteur de pièces à succès : Passé minuit, 1839 ; — Deux compagnons du Tour de France, 1845 ; — L'homme qui a perdu son dos : — etc.
LORDE — LOTI W
André de Lorde, né en 1872, beau-fils de Mounet- Sully, spécialité de terrifiant.
Madame Blanchard, 1898, un acte libertin ; — Dans la nuit, 1897, avec Eugène Morel : un aveugle jaloux de sa femme... une lettre qu'on refuse de lui lire ; — La dormeuse, 1901 : une femme en catalepsie depuis six ans ; elle se réveille et apprend la ruine de son mari, la mort de ses enfants, elle se pend : elle est plus heureuse ainsi, dit le mari ; — Au téléphone, 1901, tiré du roman de Foley, deux actes saisissants et honnêtes ; — L'idiot, 1903 : un homme a été assassiné, un idiot a été accusé et condamné ; la veuve soupçonne le véritable meurtrier, et l'épouse pour savoir la vérité, etc. ; — Terre d'épouvante, 1907, avec Eugène Morel, tableau de la catastrophe de La Martinique, tend à faire de Dieu un bourreau, horribles blasphèmes ; — Cochon d'enfant, 1909, avec Raphaël, vaudeville déplaisant, mais peu licencieux ; — Vaffaire Boreau, un acte, quelques passages à éliminer ; — Consultations de 1 à 3, libre ; — Mariage d'amour, sentimental, passionné ; — Y avait un arrêt à Dijon, galanterie très libre.
Pierre Loti, de son nom Julien Viaud, capitaine de vaisseau, né en 1850.
Le prestigieux et très pernicieux romancier a fourni au théâtre Judith Renaudin, 1898, histoire d'amour en sept tableaux sommaires et enfantins : le lendemain de la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, un capitaine chargé de faire évacuer les protestants en Hollande, s'éprend de la fille du chef Samuel Renaudin. Rôle d'un curé ami des protestants, erreurs historiques ; — Pêcheur d'Islande, 1893, avec L. Tiercelin ; roman dont la poésie capiteuse s'évapore trop et trop peu au contact des planches ; — Le roi Lear, 1904, traduction de Shakespeare ; — Ramuntcho, 1908, aven-