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LEMERCIER DE NEUVILLE — LEMIERRE

L'âge difficile, 1895, c est, daprès l'observateur l'âge de soixante ans, où l'homme désenchanté, tantôt se laisse abattre et tantôt nourrit de nouveaux désirs. Scabreux.

Le pardon, 1895 : le pardon réciproque de deux époux adultères, peintures libres ; conclusion morale, puisque l'adultère porte en lui son châtiment.

La bonne Hélène, 1896, comédie en deux actes, en vers, réminiscences littéraires, libertinages.

L aînée, 1898, c'est lainée des filles qu'on oublie, alors que les cadettes se marient : son secret martyre, les dédains et les roueries dont on Taccable, les persécutions que lui infligent ses sœurs. — Beau portrait. Occasionnellement, démontre la nécessité du célibat ecclésiastique.

La massière, 1905, comédie fine, tendre, sentimentale : ce qui se passe dans l'âme d'un vieillard épris d'une enfant qui pourrait être sa fille.

Bertrade, 1905, peinture de mœurs et histoire d'amour. Tend à prêcher la vie simple et laborieuse par opposition à l'oisiveté, la mollesse, la galanterie et le reste.

La princesse de Clèves, 1908, comédie très sentimentale tirée du roman de M™^ de Lafayette.

Louis Lemercier de Neuville, né en 1830. Après avoir été fonctionnaire et journaliste, il ouvrit un théâtre de pupazzi pour lequel il écrivit de nombreuses pièces à succès qui ont été réunies en volumes, ainsi que les Comédies de château, 1880.

Ces courtes anecdotes sont souvent des berquinadee pâles et inoffensives : Les amis de province ; — Les avocats ; — Le billet de loterie ; — Le crime de Moutiers : — etc., etc.

Antoine Lemierre (1723-1793), poète dont on ne : :e plus que deux vers célèbres. Dans la tragédie

LEMONiNIER — L'EPINE 205

Barneveldt, le héros entend son fils qui lui conseille de se dérober par le suicide à une mort ignominieuse:

Libre au moins dans la mort.

— Mon fils, qu'avez- vous dit ?

Caton se la donna.

— Socrate l'attendit.

Camille Lemonnier, né à Ixelles en 1844, le Zola de la Belgique. Deux œuvres théâtrales : Le mort, macabre ; — Le droit au bonheur, 1907, avec Pierre Soulaine : un mari trompé se résigne et abdique, en déclarant qu'il faut respecter le droit au bonheur ; immoral.

Henri-René LenormaTtd, fils du compositeur. Théâtre : Le réveil de Vinstinct, 1908 : cas passionnel très hardi; il s'agit d'une jeune fille éprise de son père, sans le connaître, le secret est dévoilé par un pasteur, la jeune fille se noie.

La folie blanche, drame poignant : des alpinistes que leurs parents voient de loin rouler dans l'abîme; passages libres.

Gustave Lenôtre, de son nom de famille Louis Gosselin, né en 1857. Il est historien et historien de mérite ; il n'a réussi au théâtre qu'en collaborant avec Gabriel Martin dans Colinetta, 1898, pièce honnête, qu'on a appelée la Madame Sans-Gêne, de la rive gauche ; avec Lavedan dans Varennes, 1904.

Les trois glorieuses, 1902, sont dues aux seuls efforts de l'érudit historien : la pièce offre quelques jolis traits, mais elle met moins en action qu'en couleur et en récits un coin de la Révolution de 1830.

Ernest L'Epine (1826-1893), plus connu sous le nom de Quatrelles, secrétaire du duc de Morny, journaliste et petit romancier. Il n'est guère connu au théâtre que par sa collaboration avec A. Daudet, sa corné-

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