‹ Les pièces de théâtreChapitre 117 sur 170 · MAETERLINCK · texte numérisé non relu

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plus, on sent planer sur elles la puissance inéluctable du Destin qui commande toutes les démarches des hommes. A ce double titre, elles sont malfaisantes.

La princesse Maleine, 1889, (( supérieur en beauté à tout ce qu'il y a de plus beau dans Shakespeare ». Ce jugement de Mirbeau est ridicule et relève du snobisme cosmopolite. La pièce est plutôt banale.

La petite princesse Maleine devait épouser le prince Hjalmar. Mais le roi, père du prince, rompt le mariage, et veut fiancer son fils à la princesse Uglyane, fille de la méchante reine Anne, qui a su inspirer au vieux souverain une passion sénile. Maleine est chassée, mais revient au château, en se faisant passer pour une suivante et se substitue à Uglyane dans un rendez-vous que celle-ci a pris avec Hjalmar. Le jeune prince ne peut plus cacher que c'est toujours Maleine qu'il aime. Alors la féroce reine Anne donne du poison à la petite princesse, et trouvant qu'elle ne meurt pas assez vite, l'étrangle dans sa chambre avec l'aide du vieux roi. Le prince Hjalmar tue la reine Anne et se tue lui-même...

Pclléas et Mélisande, 1893, drame (et puis opéra) dédié à Octave Mirbeau, est un horrible poème d'amour incestueux qui se termine par un double meurtre.

Annahella, 1894, traduit de l'anglais John de Ford, dépasse en audace les deux œuvres précédentes : c'est sauvage et ignoble à la fois.

Aladine et Palamides, 1894, aventure d'une jeune esclave aimée d'un vieux roi, mais qui aime le fiancé de la fille de ce vieux roi.

La mort de Tintagiles, 1894, drame politique ; un jeune prince massacré par les ordres d'une vieille reine ambitieuse, sa grand'mère, laquelle voit dans ce petit-fils un rival possible.

Intérieur, 1894 ; — L'intruse, 1890 : — Les aveugles,

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1891 ; — Les sept princesses, 1891 ; — Aglavaine et Célisède, 1896 ; — Joyzelle, 1903 ; — Monna Vanna, 1908.

Maurice Magre, né en 1877, poète lyrique. Outre quelques volumes de vers, il a signé L'or, 1902 : — Le dernier rêve, 1903 : un phtisique a quitté Paris pour venir mourir à la campagne;il rêve de connaître le véritable amour ; — Le vieil ami, 1904, bluette sentimentale et passionnée ; — Velléda, 1908, drame d'amour sensuel.

Paul Mahalin (1828-1899), journaliste et romancier. Le théâtre lui doit : Valmy, 1893, drame historique sans grande portée ; — La belle Limonadière, 1894, avec Pécaud, histoire de Vidocq, le célèbre escroc devenu chef de la Sûreté ; — etc.

SÉVERiN Malafayde, de son nom Séverin Mars, comédien. Il a écrit et joué : Les rois américains, 1905, étude de mœurs fort superficielle ; — Placide, un avocat qui, par philanthropie, garde chez lui un forçat.

Georges Maldague, née en 1867, feuilletoniste féconde. Quelques-unes de ses œuvres ont paru dans les grands quotidiens et ensuite dans les grands théâtres : Le blé de lune, 1906, gros mélo ; — La Boscotte,

FÉuaEN Mallefille (1813-1868), « une des plus mâles moustaches de la vieille garde du romantisme ». Les pièces qu'il a écrites dans l'intervalle de ses voyages et de ses campagnes politiques, sont traitées avec art et dans un style très châtié :

Glenarvon ou les Puritains de 1661, 1835 ; — Les sept enfants de Lara, 1836, souffle romantique, hardiesse de pensée, grande mise en scène ; — Le paysan des Alpes, 1837 ; — Tiégault le loup, 1839, insuccès, prédications antisociales ; — Le cœur et la dot, 1852,

MALLIAN — MARGUERITTE 211

histoire sentimentale, honnête et habilement présentée ; — Les mères repenties, 1858 : deux demi-mondaines cherchent à caser leurs enfants ; — Les deux veuves, 1858 ; — Les sceptiques, 1867, peinture des vices de l'époque et leçons.

Julien de Mallian (1805-1851), avocat qui s'adonna au théâtre et obtint des succès. On a de lui Le château des sept tours, 1846; — Les Brigands de la Loire, 1848, avec Brot ; — etc.

Auguste Maquet (1813-1888), habile dramatiste, collaborateur de Dumas pour lequel il a écrit des romans et des drames nombreux.

Il a signé Valeria, 1851, avec J. Lacroix ; — Le château de Grantier, 1852 ; — Le comte de Lavernie, 1857;

— Les dettes de cœur, 1859, enchevêtrement de scènes et de tableaux romanesques ou hardis.

La maison du haigneur, 1864, drame pseudo-historique, découverte et punition des complices de l'assassinat de Henri IV. D'après les libelles du temps, les complices de Ravaillac furent Mme de Verneuil, le duc d'Epernon, le maréchal d'Ancre, et la veuve du roi, Marie de Médicis. Très émouvant ; grand succès ;

— La belle Gabrielle, 1857, grand drame en dix tableaux, beaucoup d'action, du romanesque, de l'émotion ; — Le hussard de Bercheny, 1865.

Paul et Victor Margueritte, deux scribes de la libre-pensée, apôtres du divorce et de l'union libre. Trois œuvres principales :

Le cœur et la loi, 1905, œuvre confuse et malsaine, dirigée contre la loi Naquet à laquelle les auteurs reprochent d'être hypocrite et insuffisante ; tend à élargir le divorce en le permettant par la volonté d'un seul ; tirade anticléricale au 3« acte.

Vautre, 1907, trois scènes principales : l'aveu de la

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