‹ Les pièces de théâtreChapitre 12 sur 170 · BAOUR-LORMIAN · texte numérisé non relu

BAOUR-LORMIAN

comédie héroïque, empruntée à VAchilléide de Stace. (C'est Achille épris de Deidamia, qui s'étant déguisé en femme, se trahit lui-même, en choisissant des armes parmi les présents qu'on lui offre) ; — Florise, 1870, comédie en 4 actes, où l'auteur défend la seule foi qu'il ait jamais eue et montre le triomphe de l'Art sur tous les sentiments humains ; — Hymnis, 1879, histoire éternelle de VAmour mouillé ; — Riquet à la Houppe, 1884, adaptation féerique du conte sentimental de Perrault ; — Socrate et sa femme, 1885 : le philosophe désarme enfin par sa patience, les fureurs de Xantippe et il termine ainsi la pièce :

Tout crime, tout mensonge heureux, toute folie Vient d'elle. Adorez pourtant, puisque les dieux L'ont faite, et c'est encore ce qu'ils ont fait de mieux.

Le baiser, 1888, fade bluette jouée au Théâtre-Libre; — Esope, 1893 ; — Madame Robert, 1887.

Nous mettons à part Gringoire, 1866, parce que cette bluette très agréable peut être utilisée dans nos oeuvres. On connaît le sujet. Ce Gringoire est un poète bohème, rimant, gueusant, se nourrissant d'amours platoniques, alors qu'il meurt de faim. Il a chanté des ballades, mais aussi il a parlé des pendaisons du temps en des termes qui pourraient le conduire à la potence... En effet, Louis XI ordonne de pendre le poète, à moins qu'il ne parvienne à se faire agréer par la fille d'un marchand chez qui il a glorifié les pendus. Gringoire chante si bien le rôle' de la poésie sur la terre, qu'il en devient beau et plaît à la belle.

La plupart de ces œuvres ne sont pas très scèniques, mais elles ont pour mérite littéraire réel, le charme du vers et la sonorité des rimes....

Marie-François Baour-Lormian (1770-1853), poète lyrique, l'un des coryphées de la tragédie impériale, balourd et lent, disent les épigrammes de l'époque.

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