BANVILLE
Le -père Goriot, a été adapté à la scène par M, Tabarant, (Théâtre-Libre, 1891), et La Cousine Bette (ramassis de canailles, Hulot, Marneffe) par P. Decourcelle et Granet, 1905.
Théodore de Banville (1823-1891), le célèbre poète lyrique et funambulesque, à la fois antique et moderne, classique et romantique. « Un joueur de flûte de Théocrite, un bouffon d'Aristophane, un ciseleur de la Renaissance, un masque de la comédie italienne, un rédacteur du Charivari ; Banville est tout cela ; il a le sens de la légende et du boulevard. Il circule à travers la vie sous les traits d'un Pierrot narquois et grandiloquent, exalté, souriant, lyrique toujours, lyrique dans l'ode, lyrique dans le calembour, lyrique dans l'enthousiasme, lyrique dans l'ironie, personnage rai-falot, mi-héroïque, se plaisant aux mascarades, costumant les faits du jour, illusionnant le réel, cavalcadant autour des idées » (Adolphe Brisson).
Ces idées autour desquelles il cavalcade dans ses ouvrages dramatiques, sont toujours empruntées à l'amour passionné ou sensuel. Les indications suivantes suffiront à le démontrer :
Les Nations, opéra-ballet, musique d'Adam, 1852 ; — Le feuilleton d'Aristophane, 1852;le grand satirique assistant au défilé des curiosités parisiennes ; — Le cousin du roi, 1857, c'est-à-dire le poète bohème Dufresny, descendant de Henri IV, se mariant avec une blanchisseuse ; — Le beau Léandre, 1856, un chevalier d'industrie qui use d'artifice pour épouser Colombine ; — Diane au bois, 1863, idylle mythologique, où paraissent un satyre lascif, et Eros ; — Les fourberies de Nérine, 1864, (cette Nérine, prétendue de Scapin prouve qu'elle est assez fourbe pour qu'il se décide à l'épouser) ; — La pomme, 1865, transcription mythologique de l'histoire d'Eve ; — Deidamia, 1876,