MAROT
Arlequin poli par Vamour, 1720 : prouve que c'est l'amour qui donne de l'esprit. Il est vrai qu'aussi — c'est prouvé — l'amour rend parfaitement idiot.
L'heureux stratagème, 1733 : il consiste à inspirer de la jalousie à une jeune fille qu'on veut épouser ; la jalousie force l'amour à se déclarer, selon la méthode de Marivaux.
Uécole des mères, réduction de VEcole des femmes, de Molière. Angélique est une jeune fille d'un bon naturel à qui sa mère a laissé tout ignorer ; l'amour vient et éveille l'imagination de la jeune fille.
L'épreuve, 1740 : Lucidor éprouve Angélique en lui envoyant un soi-disant prétendu qui n'est autre qu'un madré valet. Angélique défaille.
La surprise de Vamour, 1722 : un traité d'amitié entre une veuve entrée au couvent ei un chevalier tourne à l'amour et au mariage.
Gaston Marot, né en 1837, ancien directeur du Musée de Cluny. Ses revues, féeries, drames et vaudevilles sont à peine de la littérature ; mais ils ont obtenu du succès dans les théâtres secondaires et nous devons les noter :
Casse-Museau, 1881, gros mélodrame naturaliste ;
— Kléber, 1882, id. ; — Les Français au Tonkin, 1885, pièce d'actualité, avec Louis Péricaud ; — Aux filles de Gambrinus, 1885, vaudeville ; — Paris qui pleure, 1886, sous le pseudonyme de Xavier Bertrand, mélodrame ordinaire ; — La casquette du père Bugeaud, 1886, épisodes incohérents où le général Bugeaud n'a qu'un rôle secondaire ; — Augereau ou les Volontaires de la 'République , 1886, drame pseudo-historique ;
— La Bande jaune, 1889, imbroglio compliqué, adultère; — Jack VEventreur, 1889; — Desaix, 1889, drame militaire, avec Péricaud, médiocre ; — Petite Mlonne, 1890, mélodrame assez risqué, tiré du roman de Ri-