MENDES
prierais D'eu pour lui ; et si j'étais législateur, je le ferais conduire hors des frontières de la République, couronné des roses fanées de son dernier banquet nocturne ».
Quelques inots seulement sur son théâtre :
La 'part du roi, 1872, tableau sentimental : i\ne veuve éprise du roi de France. Elle prend pour le roi un reître qui arrive chez elle et le reçoit royalement tellement que l'inconnu s'éprend d'elle.
Les pères d'armes, 1874 ; — Les mères ennemies, 1882, drame en dix tableaux dont le prologue seul est réussi ; — La -femme de Tabarin, 1887, tragi-parade en un acte ; « des fioritures sur un drame violent d'amcur ph^/sique et de mort » (J. Lemaître); — La reine Fiammette, 1889 : « vous scandaliserai-je beaucoup, si j'ose définir cette pièce un drame horizontal et de grande marque ? » (J. Lemaître) ; — Médée, 1898, tragédie mythologique déjà traitée par Euripide, Senèque. Corneille ; accumulation d'horreurs ; — Scarron, 1905, portrait du fameux burlesque » canaille, abject, obscène » et de l'immatérielle Mme Scarron ; pièce bariolée de pensées délicates, de crudités et de couplets orduriers ; — Glatigny, 1906, mise à la scène de l'existence libertine du poète ; — La Vierne dSAvila, 190G, caricature de Ste-Thérèse transformée par l'auteur en une fille affolée, hystérique, amoureuse. Auprès d'elle, un prêtre sacrilège, un dominicain féroce, un jésuite fielleux et un autre stupide ; le tout assaissonné de blasphèmes contre les mystères, etc. ; quelques beaiix passages ; — L'impératrice, 1909, c'est-àdire INIarie-Louise, œuvre moins troublante et médiocre.
On a du même auteur les livrets suivants : Le capitaine Fracasse, 1878 ; — Gwendoline, 188G ; — Le Cygne, 1889 ; — La Carmélite, 1902 ; — Le fils de VEtoile, 1-904.