‹ Les pièces de théâtreChapitre 123 sur 170 · MELESVILLE — MENDES · texte numérisé non relu

MELESVILLE — MENDES

génue, 1874, qui réussit à se faire aimer en donnant naïvement son cœur ; — La veuve, 1874, se console de la mort de son mari, en voyant la note qu'il a laiss-ée chez le bijoutier : 143500 francs pour une destination inconnue ; — Lolotte, 1879, comédienne qui enlève l'amant d'une baronne à qui elle donne des leçons ; — Le petit hôtel, 1879.

Méîesvilie, nom sous lequel s'est illustré au théâtre Anne Duveyrier (1787-18G5), le collaborateur le plus assidu de Scribe. Il collabora aussi avec Merle, Bayard, Laya, Carmouche, son frère Charles, etc., et signa ainsi plus de 300 ouvrages :

Le bourgmestre de Saardain, 1819, trois actes de quiproquos amusants et honnêtes ; — La berline de r Emigré, 1835, avec Baudoin d'Aubigny ; — La permission de dix heures, 1841, avec Carmouche, vaudeville galant très libre ; — Michel Perrin, 1834, avec Duveyrier : un brave homme nommé policier par Fouché, délivre des conspirateurs qu'il a découverts, honnête ; — Carlo Bcati, 1846, vaudeville scabreux, substitution dans un mariage clandestin; — Suzanne, 1837, vaudeville scabreux ; — etc.

Catulle EVlendès (1841-1009), poète, romancier, dramaturge, journaliste, critique de littérature et d'art, grand corrupteur des mœurs. Malgré le mauvais goût qui dépare ses ouvrages, il est selon le mot d'Anatole France, un sorcier du verbe. Au point de vue moral, il est un docteur de volupté et de sadisme : tour à tour disciple de Hugo, de Leconte de Lisle, de Crébillon, il emprunte à chacun d'eux ce qui se prête le mieux aux développements lascifs.

Tous les critiques ont noté ce caractère spécial de la littérature dé Mendès. « Si j'étais un très bon chrétien, dit Jules Lemaître, je condamnerais véhémentement les historiettes de Catulle Mendès et je

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