MEURICE
borateur anonyme d'Alexandre Dumas, écrivain littéraire et toujours soucieux de la forme.
Falstaff, 1842, avec Vacquerie et Th. Gautier, comédie en vers, imitée de Shakespeare, étude sur la célèbre figure du courtisan grossier, lâche et brutal ; — Le capitaine Paroles, 18'i3, imitation du même auteur ; — Antigone, 1844, avec Vacquerie, grand succès ; chœurs antiques, musique de Mendelssohn ; — Hamlet, 1847, avec Dumas ; — Benvenuto Cellini, 1852, grand drame à succès d'après VAscenio de Dumas : intrigue d'amour du célèbre artiste florentin et de son élève, scènes très dramatiques et passionnées ; dévouement de Cellini ; — Schamyl, 1854 ; — Paris, 1855 ; — L'avocat des pauvres, 1856 : à Londres, un avocat défend et fait acquitter un voleur..,. Bientôt, il est lui même accusé du même vol, il se laisse condamner au lieu de dénoncer son misérable client... Il marche à l'échafaud : le vrai voleur est là, il se déclare.
Fanfan la Tulipe, 1858 : le héros du drame est le soldat vaillant, jovial et libertin qui a été popularisé par l'anecdote et la chanson. L'auteur en fait ici le chevalier de la Pompadour et le mêle aux intrigues légères de la cour.
Le maître (Vécole, 1859, écrit pour Frederick Lemaitre ; — Le roi de Bohème et ses sept châteaux, 1859, intrigue d'amour compliquée d'une intrigue diplomatique sous Philippe IV, scènes risquées.
Les beaux messieurs de Bois doré, avec George Sand, 1862 ; — François les bas bleus, 1863 : — Les deux Diane, 1865, drame pseudo-historique selon la formule, règne de Henri II ; — La vie nouvelle, 1867, comédie de mœurs, le droit pour une femme de sauver par son amour un homme dégradé, pas de succès ; — Cadio, 1868, avec Sand ; — La Brésilienne, 1878, avec Matthey, amas d'horreurs et d'horribles vengeances ; — Le songe d'une nuit d'été, 1886, féerie
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d'après Shakespeare, <( arabesque » peu faite pour la scène ; — Struensée, 1898, amours et intrigues politiques du fameux homme d'Etat danois du XVIIIe siècle.
Albert Miilaud (183G-1892), fils du fameux financier Moïse Miîlaud, qui fonda le Petit Journal. Après avoir publié des poésies et rédigé au Figaro la chronique parlementaire, il s'adonna au théâtre. Toutes ses pièces sont égrillardes.
Paul MilEict, né en 1848, importateur de drames étrangers, directeur du journal Le Monde artistique, librettiste àHérodiade et de Werther.
Il a traduit : Le roi de Varçjent, 1S85, de Herman et Jones ; — La Fille -prodigue, 1885, de Pettit et Harris ; — Electra, 1905-, drame anticlérical espagnol (déjà !), de Perez Galdos : — etc.
Il a produit : Martin et Martine, 1900, conte flamand, cambrésien ; — Maître Jean, 1884, farce ; — Le duc de Ferrare, 1901 ; — etc.
Octave M'aboau, né en 1848, l'un des ennemis de la religion les plus brutaux et les plus cyniques, l'auteur du Foyer, de scandaleuse et bruyante mémoire.
Les mauvais bergers, 1897, porte au théâtre les relations entre patrons et ouvriers, ou mieux les revendications des mineurs et des ouvriers d'usine contre les patrons, revendications qui aboutissent à la grève. « Nous avons irrévérencieusement songé à Guignol. Et c'était d'autant mieux notre droit que toutes ces tueries ne nous paraissent pas avoir de sens. Quelle conclusion l'auteur en tirait-il ? Quelle leçon y avaitil à tirer de sa pièce ? Aucune. Mais alors, ce n'est qu'un énorme fait-divers mis à la scène » (F. Sarcey). On tirera peut-être cette conclusion que si les patrons ressemblaient à ceux de }iîirbeau, ils seraient de féroces pa,ntins...