‹ Les pièces de théâtreChapitre 127 sur 170 · MITCHELL — MOINAUX · texte numérisé non relu

MITCHELL — MOINAUX

L'épidéviie, 1898, satire cruelle et grosse : une épidémie sévit chez les soldats d'une petite ville... Les conseillers municipaux refusent de prendre les mesures nécessaires... Un bourgeois inconnu succombe au mal : les édiles font l'éloge du héros et votent pour des travaux d'assainissement la somme de cent millions qu'ils puiseront dans... leur patriotisme.

Le portefeuille, 1902 : le fond de la pièce est juste, mais les détails invraisemblables. La conclusion est ainsi formulée par le commissaire : « La société n'a pas de loi pour récompenser les héros ; mais elle en a pour punir les vagabonds. »

Les affaires sont les affaires, 1903, âpre et mordante comédie sur l'argent. Isidore Lechat est le type de l'homme d'affaires dénué de tout scrupule ; scènes très foiHes, épisodes irrévérencieux pour les catholiques.

Le foyer, 1908, avec Natanson, ridiculise la religion, la magistrature, la pureté des mœurs et « tend à faire croire à la pourriture de la société tout entière » selon le jugement du Radical.

Georges Mitchel], né en 1859, ingénieur de Centrale, chroniqueur et romancier.

Le théâtre lui doit quelques œuvres d'un mérite fort inégal : L'affaire Mancel, 1894, poignant, dur pour les magistrats et les médecins légistes ; — Papa beau-père, 1900, vaudeville très risqué ; — V Angélus, 1890, un marin qui corrige son père d'une liaison adultère ; — Notre ami, 1900, comédie médiocre ; ^ La Maison, 1901, vulgaire ; — Vabsent, 1903, idylle ; — Vamour quand même, 1899, avec Vaucaire, libre ; • — Le petit de la bonne, 1909 : un maire coupable qui se glorifie de sa faute devant ses administrés ; car pense-t-il, le pire scandale, c'est l'hypocrisie.

Jules SVloinaux (1815-1895), le facétieux auteur des Tribunaux comiques, a doté le théâtre de nombreux

Page 1