‹ Les pièces de théâtreChapitre 138 sur 170 · PICARD — PIRON · texte numérisé non relu

PICARD — PIRON

une modiste, etc., bluette galante ; — Les deux ménages, 1820, donnée scabreuse.

André Picard, né en 1874, collaborateur de Paul Adam dans Le Cuivre. Il a fait représenter depuis : La confideîite, 1898, peu propre ; — Franchise, 1899, très leste ; Bonne -fortune, 1903, id. ; — Monsieur Malézieux, 1904, situation libertine ; — Le protecteur, 1904, très risqué ; — Jeunesse, 1905, amour adultère d'un vieux viveur pour une jeune lectrice de sa femme ; — Le faux pas, 1907, le prestige de l'amoureux.

Le chevalier de Plis (1755-1831), chansonnier et auteur dramatique, le « Corneille du vaudeville »., Ses couplets et ses lutineries ont fait en leur temps les délices des salons et des ateliers : ils sont aujourd'hui oubliés, ainsi que ses épigrammes et son poème de VHarmonie imitative.

Arthur Pinéro, né en 1858, l'un des dramatistes anglais les plus réputés d'aujourd'hui. Il est tout imprégné de l'influence française, et s'inspire de Dumas et de Sardou. Trente-deux pièces, entre autres :

La seconde Madame Tanqueray eut un succès énorme et rappelle Le Mariage d'Ohjmpe. Traduit en 1903, par R. d'Humières ; — La Maison en ordre, traduite en 1908, drame familial, psychologique ; — Le Magistrat, 1898, comédie burlesque, traduite par Pierre Berton.

Alexis Piron (1689-1773). Le célèbre poète est moins connu par ses œuvres théâtrales que par ses épigrammes. Il était sous ce rapport redoutable : il accablait de traits tous ceux qui l'approchaient.

Comme auteur dramatique, on lui doit La Métromanie, 1738, un chef-d'œuvre que l'on reprend de temps en temps et qui laisse froids même les amateurs d'antiquités.

250 PIXERECOURT — POINSINET

GuiLBERT de Pixérécourt (1773-1844), ancien officier, fonctionnaire, émigré, créateur du mélodrame. Il a été appelé le Corneille du boulevard, en raison des triomphes qu'ont obtenus ses drames populaires.

Il a produit dans l'espace de quarante ans près de cent ouvrages, qui ont été repris à Paris jusqu'en 1860 et en province jusqu'en 1870. Aujourd'hui, il reste quelques titres et quelques souvenirs :

Célina ou Venfant du mystère, 1800, puisé dans un roman en vogue de Ducray-Duminil .; — Le pèlerin blanc ou les orphelins du hameau, 1801 ; — L'homme à trois visages, 1801 ; — La femme à deux maris, 1802; — Eobinson Crusoé, 1805 ; — Les ruines de Babylone, 1810 ; — Le chien de Montargis, 1814 : Nodier affirme que les crimes ont été plus rares en France, tant qu'on a joué cette- pièce ; — La fille de Vexilé, 1819, emprunté au roman de Madame Cottin ; — Latude, 1834, avec Anicet Bourgeois, le seul drame de l'auteur qui soit souvent repris : — etc., etc.

François de Pranard (1783-1853), librettiste du Préaux-clercs, immortalisé par la musique d'Hérold, auteur de livrets et de nombreuses comédies : Le portrait de famille, 1809, querelle dhéritiers ; — La nièce supposée, 1813, comédie d'intrigue, simple et naïve, sur les embarras de l'amour ; — etc.

Edouard Plouvîer (1821-1876), ouvrier corroyeur, qui débuta comme nouvelHer au Musée des familles, et produisit nombre d'ouvrages : drames, romans, comédies, contes et chansons. Ses pièces sont mal construites, obscures, chargées de péripéties et de horsd'œuvres : c'est sans doute, pour cette raison qu'elles ne sont jamais reprises et que personne ne songe à les exhumer.

Antoin-e Poinsinet (1735-1769), type grotesque qui fut le souffre-douleur des Palissot, des Fréron, etc.. Ses

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