PICARD
Les œuvres de Picard sont fort nombreuses. Nous mentionnons ici exclusivement les pièces qu'il a luimême réunies dans son recueil :
Les Ménechvies, 1791, d'après Plante ; — Médiocre et rampant, 1797, tableau du tohu bohu vicieux où se rencontrent, comme dans une grande foire aux vanités, les Barras, les Madame Tallien, les Madame Angot, les incroyables, les merveilleuses, etc.
Le collatéral ou la diligence à Joignij, 1799, silhouettes du temps, extravagantes, chargées, gaies et libres, familiarités des diligences.
La petite ville, 1801, les intrigues, mensonges et vices des petites villes ; vanité des femmes, leurs ialousies et médisances ; haine des provinciaux pour les parisiens.
Les Marionnettes, 1806, satire du monde bourgeois qui se laisse mener.
Les Ricochets, 1807, satire du grand monde, l'échelle mobile des caprices humains : le sort des existences dépend du hasard le plus mince, d'un chien qui fuit, d'un serin, etc.
Monsieur Musard ou comme le temps passe, 1804, portrait d'un flâneur.
Les capitulations de conscience, 1809, longue comédie où les vers sont aussi faibles que les idées et la morale ; échec.
La vieille tante ou les collatéraux, 1811 : une tante qui se ioue de ses héritiers.
La grande ville ou les provinciaux à Paris, 1802 : les parisiens dupeurs ; pas de succès.
Les deux Philibert, 1816, imbroglio plaisant et libre.
Duhautcours ou le contrat d'union, 1801, dirigé contre les organisateurs de faillites si nombreux sous le Directoire.
Les oisifs, 1809 : — La maison en loterie, 1825 : elle est gagnée par une servante, qui a remis son billet à