‹ Les pièces de théâtreChapitre 14 sur 170 · BARRÉ — BARRIÈRE · texte numérisé non relu

BARRÉ — BARRIÈRE

Albert Sarré, né en 1854, se présente avec un livret d'opérette, une petite comédie mondaine Un constat, et des vaudevilles très lestes. Sa collaboration avec Kéroul, Bilhaud et Boucheron, a produit des œuvres pires encore : Une veine de..., 1905 ; etc.

Théodore Barrière (182.3-1877), a signé seul ou en collaboration plus de cent pièces. Il a abordé tous les genres ; m.ais il s"est surtout complu à observer et à dépeindre avec âpreté et brutalité l'animal humain. « Il n'est peut-être pas un de ses héros qui parlant de lui-même, ne puisse s'écrier commie le prrsonnage d'Aristophane : « J'en atteste les Dieux, j"ap; ^rtiens à lî canaille » {Revue des Deux-Mondes, 1859).

Aussi ses œuvres, tout en révélant un véritable instinct dramatique, sont-elles toujours hardies, brutales ou graveleuses et sans tenue littéraire. Nous citons les plus importantes :

La Vie de hokême, 1848, pièce en 5 actes, mêlée de chant, tirée du fameux roman de Murger ; épopée douloureuse, folle orgie, peinture d'une époque de la vie parisienne, les poètes et leurs compagnes ; — Les filles de marbre, 1853, avec L. Thiboust : drame célèbre dont le succès scandaleux caractérise une époque. Il étale la cruauté des courtisanes; (elles n'aiment que l'or, comme dit Desgenais, et comme on le chante dans la Ronde des pièces d'or,) mais en même temps il affirme leur influence et laisse conclure que leurs vices ne sont pas désagréables, si elles veulent . ien y mêler quelques vertus. Parmi les personnages, Desgenais, le raisonneur, sorte d'Alceste mâtiné de Diogène et de Figaro; — Les faux bonshommes, 1857, avec Ernest Capendu. Cette pièce mal construite, contient des types durables, des dialogues bourrés de mots et quelques scènes classiques. Les faux bonshommes sont Péponet, Dufouré et Bassecourt, triple incarnation de l'égoïsme bourgeois, de la sottise et de la mé-

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