PORTO-RICHE
haine du roi pour le pape, ses farouches tendresses pour sa femme. Etude des hommes du XII® siècle.
Charlotte Corday, 1850, portraits historiques réussis, scènes très belles, souffle vengeur.
Horace et Lijdie, 1850, fade débauche littéraire, sensualité, épicuréisme.
Ulysse, 1852, <( fut loué par la presse et fit bailler le public » ; erreur d'un lettré, a-t-on dit. Belle musique des chœurs, par Gounod.
L'honneur et Vargent, 1853, excita un vif enthousiasme. «( La donnée est une thèse d'épitre morale du genre de celles qu'Horace, Pope, Boileau et Voltaire ont développées en vers prudents et spirituels.il s'agit ■de prouver cette vérité : qu'à l'argent il faut toujours préférer l'honneur, et qu'on est toujours récompensé, ■en cette vie, d'un tel choix, car l'estime de soi-même est le premier des biens ». Idées saines, exprimées avec vigueur et sobriété.
La bourse, 1856, les tripotages d'affaires, à l'époque où ils constituaient presque une exception..
Ce qui jylaît aux femmes, 1860, pièce excentrique mêlée de chant et de danse.
Le lion amoureux, 1866, drame où l'auteur ouvre la blessure secrète de son cceur usé par la vie de plaisir.
Galilée, 1867, flatte la passion anticléricale, et plaide la liberté de la science.
Georges de Porto-Riche, né de parents italiens en 1849. Il est exclusivement le poète de l'amour, dit Emile Faguet, et particulièrement le poète dramatique de l'amour. Il a comme ancêtres intellectuels Racine, Marivaux, Prévost et Alfred de Musset... Une sorte de loi générale domine tout son théâtre et cetie loi est que la femme est obstinément monogame et que l'homme est irrésistiblement polygame, ce qui fait l'éternel duel entre l'un et l'autre, et ce qui est la source de tous les malheurs.