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PORTO-RICHE

C'est pour établir sa loi que Porto-Riche a édifié son Théâtre d'amour, c'est-à-dire presque toute son œuvre. Il a peint l'amour, mais quel amour ? écrit Bomans-Revue, à propos de l'introduction d'Amoureuse au répertoire de la Comédie française. Les moralistes, si je ne me trompe, en énumère cinq ou six espèces ; les littérateurs connaissent celui de Corneille, celui de Racine, de Marivaux, de Musset, etc. Il y a aussi celui de Porto-Riche, c'est-à-dire l'amour physiologique, l'amour féroce, égoïste et grossièrement sensuel. Il faut le reconnaître. Amoureuse, comme les autres pièces du maître — car Porto-Riche est un maître et il fait encore école — explore les coins de l'âme et les mystères de la psychologie avec une réelle habileté. Elle exprime parfois la vraie passion, la passion immuable et essentielle... Mais souvent, elle la dénature. L'homme y sent la bête. Un critique a écrit : « On dirait du Marivaux de table d'hôte et du Racine de cabinet ».

C'est tout le théâtre de ces dernières années. L'étrange liberté d'allures de Porto-Riche, la muflerie de tous ses personnages, le mépris de la pudeur, les mœurs des courtisanes, nous les trouvons dans presque toutes les œuvres qui glorifient le droit au bonheur sensuel. Nous retrouvons en chacune d'elles l'action considérable et durable de Porto- Riche.

Le vertige, 1873 : œuvre de jeunesse ; — Les deux fautes, 1878, sujet banal : une femme veut s'opposer au mariage de son fils avec une jeune fille dont la mère a été la maîtresse de son mari ; elle-même est infidèle ; voilà les deux fautes ; — Un drame sou» Philippe II, 1875, situations dram.atiques, adultères et vengeance i scènes odieuses.

La chance de Françoise, 1888 ; cette chance consiste à posséder un mari égoïste, adultère qui dé-

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