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RICHEPIN

Dieu. Il publia des romans qu'on m'excusera de n'avoir pas lus et des poèmes où il descend le plus naturellement du monde de l'ut en haut jusqu'au zut d'en bas » (C. Lecigne).

Il alla ainsi, jouant au Fléau de Satan, se croyant l'héritier des vieux chefs Touraniens dont il avait le masque, Tamerlan de café-concert, Gengis-Kan de cirque forain. Il alla au théâtre et à l'Académie.

Au théâtre, il reste gueux et troubadour, jetant souvent des fleurs, mais ne quittant que rarement son charnier.

L'étoile, 1873, avec A. Gille ; — La glu, 1883, extrait d'un roman portant le même titre : concentration d'atrocités, où l'auteur célèbre une gueuse, créature sans cœur et sans âme, détraquée, féroce, vicieuse. La glu s'exhibe, ce qui est déjà répugnant ; de plus, elle fait des victimes ; elle affole et elle gâte entre autres un pêcheur breton, Marie-Pierre, dont les épreuves inspirent une compassion mêlée de dégoût.

Nana-Sahib, 1883, exubérance fiévreuse, habileté de mise en scène, vers sonores, métaphores saisissantes, cris, râles, explosions d'amour, égorgements, lacs de sang, hystérie et fureurs, massacre général. L'action se passe aux Indes en 1857, au temps des révoltes des Cypayes contre la domination anglaise.

Macbeth, 1884, traduit de Shakespeare, adaptation médiocre, ne dut son succès qu'au jeu de Sarah Bernhardt.

Monsieur Scapin, 1886, bluette de jeunesse : fond très mince. Glorification de Scapin et confusion des bourgeois. Un gueux foudroyant les notaires et les fils de notaires.

Le flibustier, 1888, sim.ple idylle poétique, sentimentale, marine, dans une cabane de pêcheurs de Saint- Malo. Pierre est parti en mer depuis quinze ans, laissant son vieux père, sa mère inconsolée, sa fian-

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cée... Un soir, un jeune homme se présente à la cabane : c'est Jacquemin, compagnon de Pierre;

il annonce qu'il a perdu ses traces Tous,

surtout sa fiancée, croient reconnaître en Jacquemin Pierre lui-même Celui-ci revient

cf>j endant et, en dépit de son amour pour Janick, il se retire en faveur de son frère d'armes. — Beau rôle du vieux marin. Ensemble honnête.

Le chien de garde, 1889 : un sergent du premier Empire a été chargé par son général mourant de veiller sur son fils. Ce fils devient voleur : le sergent se fait condamner à sa place. Le fils conspire, il est pris, par suite de la trahison d'une femme : le sergent le tue. Peu de succès ; médiocre mélo.

Le maçje, 1891, opéra peu intéressant, musique de Massenet.

Par le glaive, 1892, drame de passion traversé par l'action d'une guerre sociale ; à Ravenne, XIV« siècle. Situations émouvantes, épisodes horribles et passionnés, envolées lyriques.

Le Chcmineau, 1897, transformé en opéra, 1909, musique de Xavier Leroux. Un chemineau séduit Toinette, recherchée déjà par un paysan, et puis continue son errante destinée... Un enfant est né de celte rencontre, lequel — vingt-deux ans après — ose demander la main de la fille de maître I ierre, le plus riche fermier du pays... Les deux enfants s'adorent cependant... le chemineau revient et obtient le consentement du père à ce mariage... Puis, il reprend sa course vagabonde. — Action naïve, vers opulents.

Vers la joie, 1894, historiette en 5 actes, satire, un prince qui épouse une bergère, donnée scabreuse et crue.

La martyre, 1898, au II^ siècle après Jésus-Christ : amours de Flammeola, patricienne romaine, pour Johannès l'apôtre ; apologie d'Eros, le vrai Dieu da

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