ROLAND — ROLLAND
Charles, que la vie est monotone et décevante, que seul le mal est réel, grouille au fond de toutes choses, alors que le bien n'est qu'une conception de notre esprit ».
On retrouve ce pessimisme, même dans ses deux pièces : Michel Tcssier, 1893, comédie sommaire et sèche, extraite du roman. Le leader de la Chambre, Michel Tessier aime une jeune fille et s'en cache à sa femme qui pourtant devine. Il veut décider la jeune fille à épouser un de ses collègues, mais celle-ci refuse de se dérober à son amour adultère...
Le réformateur, 1906, portrait dramatique de J.-J. Rousseau, « puni de ses crimes et par la persécution venant autant de ses compatriotes et anciens amis que de ses ennemis, et par ses remords eux-mêmes réveillés par une voix accusatrice )> (Emile Faguet).
Claude Roland, né en 1872, débute par une pièce socialiste L'aiguilleur, 1895; — L'école des amants, 1898, avec Pierre Morgand, ignoble et immorale; — Francs- Maçons, 1905, vaudeville égrillard où les Francs-Maçons ne servent guère que de chandeliers et de titre.
Romain Rolland, né en 18G8, agrégé d'histoîre, romancier. Ses pièces de théâtre sont plutôt des reconstitutions historiques ou des thèses philosophiques, délayées dans une longue phraséologie et présentées sous une forme énergique et parfois grossière.
Morituri ou Les Loups, 1899, sous le pseudonyme do Saint-Just : les rivalités brutales des officiers de l'armée de Mayence ; — Le triomphe de la raison, 1899, n'est pas du théâtre ; — Aert, 1898, histoire d'un espion hollandais ; — Danton, 1901, fragmente d'histoire, du jour de l'exécution d'Hébert à la mort de Danton. Peu intéressant ; — Le Quatorze juillet, 1902, dialogues de rues, évocations de mouvements populaires.