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ROSNY — ROSTAND

J.-H. Rosny, pseudonyme littéraire commun à Joseph Henri et Justin Boex, nés à Bruxelles en 1856 et

Deux œuvres dramatiques : Nell Horn, 1891, histoire d'une fille d'ivrognes battue par ses parents; elle fuit avec un jeune homme, devient mère et tombe dans le vice le plus dégradant, afin de remédier à sa misère.

La promesse, 1897, étude psychologique : une jeune fille refusant d'épouser son tuteur, malgré la promesse qu'elle a faite à son père mourant.

Edmond Rostand, né en 1868. Voici l'enfant gâté des Muses, un grand auteur dramatique, une de nos gloires, un de nos trésors nationaux : ceci est de notoriété universelle.

Rostand est essentiellement français : il résume en lui les trois derniers siècles de notre littérature, il tient de Corneille, de Regnard, de Marivaux, de Hugo, de Banville, de Dumas père, de Gautier, de Richepin, de Scarron même et de Julie d'Angennes et de beaucoup d'autres. Il a pris dans la gloire une place que certains d'entre eux avaient occupée ; il l'a prise ou mieux on la lui a faite : Rostand est populaire.

C'est qu'il a surtout le génie du théâtre, le sens du pittoresque, l'amour de la fantaisie, la veine comique qui réussissent toujours auprès de la foule et tiennent lieu de tout.

Aussi, s'il manque superbement d'idées, il est riche en mots. Il est parfois vulgaire, puéril, prétentieux, affecté, mais il possède le secret de la virtuosité verbale, de la sonorité romantique ; ses rimes chantent des fanfares joypuses et inattendues ; il est essentiellement harmonieux et charmeur.

Il excelle dans les morceaux de bravoure : toutes ses scènes sont illuminées d'une flamme d'héroïsme.

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