SHAW
amour traversé par la haine de leurs familles, les Capulets et les Montaigus ; — Othello ou le More de Venise, 1611 ; le général more Othello a épousé à Venise la belle Desdimona ; l'infâme lago la calomnie auprès de son époux. Celui-ci la tue ; et quand il apprend son erreur et l'innocence de son épouse, il se poignarde ; — Hamlet, 1596, le fils du roi de Danemarck vengeant la mort de son père ; — Le roi Lear, 16G5, ses malheurs et sa mort ; — Macbeth, 1606, le chef-d'œuvre du poète.
Drames historiques. — Le roi Jean, 1596; — Richard II, 1597 ; — Henri IV, 1597 : — Henri V ; — Henri VI ;
— Richard III ; — Henri VIII; — c'est l'histoire d'Angleterre depuis le règne de Jean sans Terre jusqu'à celui d'Elisabeth, à l'exception du règne de Henri VII.
Tragédies romaines. — Coriolan ; — Jules César ;
— Antoi7ie et Cléopdtre sont des œuvres pleines de vie, mais dénuées de toute exactitude historique.
Comédies. — On entend ici par comédies les pièces dont le sujet est tiré du monde imaginaire, et non de l'histoire et de la légende. Telles sont La Tempête ; — Le songe d'une nuit d'été ; — Les deux gentilshommes de Vérone ; — Les joyeuses commères de Windsor ; — Le Marchand de Venise.
Bernard Shaw, né à Dublin en 1854, d'une famille protestante. Comme homme, il est original, végétarien, fantaisiste ; comme écrivain, il est absolument révolutionnaire, il est l'ennemi de la religion et de la société. Ses œuvres, où il prodigue des dons de premier ordre, ont pour but détonner et de déconcerter les profanes : elles ont été cependant applaudies en Angleterre, où Shaw est considéré comme le grand amuseur, le bouffon patenté, qui a le droit de dire à ses compatriotes de dures vérités. On a traduit L'autre île de John Bull, pièce irlandaise ; — La comman-