SI G AUX — SILVESTRE
dante Barbe, montre que le seul vice qu"il y ait sur la terre, c'est la pauvreté et que la seule vertu consiste à devenir riche. Le cadre de la pièce est l'Armée du Salut que l'auteur traite avec respect ; — César et Cléopdtre, satire politique qui rappelle par mom^ents les parodies de Meilhac et Halévy ; — Candida, 1908.
Jean Sigaux, né en 1847, journaliste attaché au Monde Illustré. Quelques œuvres de théâtre : Les Chimères, 1887, publié sous le titre Da^is le hleu, proverbe à la façon de Feuillet, deux époux qui se querellent pour des riens et sont réconciliés par la mère et un sage conseiller ; — Le paysan, 1892, drame très scabreux ; — Le pré Catelan, 1893, réconciliation par la jalousie d'un vieux mari libertin avec sa jeune femme.
Armand Silvestre (1837-1901), poète habile, chror.iqueur, conteur et librettiste.
Il est tout d'abord un commis voyageur mal élevé : les historiettes incongrues, mal odorantes, scatologiques sont sa spécialité. En vers, il pose en hiérophante païen.
Dans le domaine dramatique, il est connu par ses livrets : Sapho ; — Henri VIII ; — Les Templiers ; — Jocelyn ; — Grisélidis ; — etc.
Quelques drames : Tristan de Léonois, 1897, légende d'amour de Tristan et Yseult ; — Charlotte Corday, 1901, drame musical, amou,ï^ de l'héroïne avec Barbaroux ; — Drames sacrés, 1893, avec Morand, musique de Gounod : (( Heureusement pour le Vaudeville, les catholiques se font rares. La religiosité de MM. Silvestre et Morand est tout à fait à la mesure des femmes du monde, et pareillement des bourgeoises, et très exactement appropriée à leurs besoins spirituels. Ce qui m'a offensé, les laissera bien tranquilles et peut-être même les édifiera » (J.