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Mario Uchard (1824-1893), romancier, ancien graveur et agent de change. li obtint des succès au théâ- Lre avec La Fiaviviina, 1857 : une femme a abandonné son mari et son fils. Les circonstances mettent en présence le mari, le fils, l'amant et la mère devenue la cantatrice Fiammina ; scènes tragiques ; — Le retour du mari, 1858, sujet déplaisant et se ireux; — Seconde jeunesse, 1859 ; — La charmeuse, :864 : pièce inachevée. L'auteur refusa de fournir 3 dénouement, parce que la distribution ne lui ] aisait pas ; — La prospérité d'un bourgmestre, 1864, bouffonnerie ; — etc.
Auguste Vacquerie (1819-1895), disciple prosterné de Victor Hugo. (( Nul n'a connu mieux que lui, dit Brunetière, cet art ingénieux, cette exquise maladresse avec laquelle on fait ressortir le génie d'un grand poète qu'on imite, en l'imitant toujours, et, chaque fois qu'on l'imite, en manquant de toutes parts, forme et fond, ce qu'il serait naturel et louable d'avoir imité... C'est pourquoi, si l'on veut voir en quelque sorte à nu les plaies du romantisme et les sonder dans leur profondeur, ce n'est ni le théâtre de Dumas, ni celui de Victor Hugo, qu'il faut lire, c'est Tragaldabas et ce sont Les funérailles de Vhonaeur... {Revue des Deux-Mondes, 1879).
Tragaldabas, 1848, publié en 1874 après suppression des plus grosses énormités, drame bouffon dont le héros est l'être crapuleux par excellence : il est mêlé à des intrigues galantes, se bat à propos de porc aux
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choux, et finit par entrer chez des saltimbanques pour y jouer des rôles dâne. La première représentation déchaîna dans la salle un ouragan terrible.
Souvent homme varie, 1859, caprice poétique, proverbe galant ; — Les funétailles de Ihonneur, 1861, a pour sujet le règne de don Pèdre, roi de Castille, mœurs de la vieille Espagne ; — Jean Baudry, 1863, semble vouloir prouver qu'il est dangereux de s'attacher à des misérables pour leur faire du bien ; moralité fort discutable ; — Le fils, 1866, comédie romanesque, situations révoltantes ; — Formosa, 1883, éternelle histoire de la femme follement aimée et trahie : — Jalousie, 1888, drame de jalousie conjugale qui échoua, en raison de lobscurité des données.
Jean Vadé (1720-1757), le Callot de la poésie, chansonnier et dramaturge grivois, tri\'ial, créateur du genre poissard.
Albix Vaiabrègue, né en 1853. Le plus inégal et le plus inconscient des vaudevillistes, dit J. Lemaître : tantôt excellent, d'une verve franche et pleine, tantôt au-dessous du médiocre.
La veuve Chapuzot, 1879, très gras et très réaliste .
— Clarvin père et fils, 1880 : un fils épouse, malgré son père, une fille qu'il a séduite : — Le crime du Pecq, 1882, devenu par suite de l'interdiction officielle, Le crime, avec Bertol Graivil ; — Les maris inquiets, 1883, charge scabreuse ; — Le grippe-sou, 1884 ; — Le sous-préfet, 1886 : des bourgeois veulent marier leur fille au sous-préfet, leurs déboires : décent ; — Les vacances du mariage, 1887, avec Hennequin; ces vacances sont l'adultère, scènes égrillardes;
— Clo-clo, 1887, avec P. Decourcelle, bouffonnerie très leste, bourrée de mots ; — Les vieilles gens, 1888 ;
— Le bonheur conjugal, 1886, ensemble décent et gai, bonne observation, variations sur les conditions de
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ce bonheur : l'abnégation et l'habileté ; — L'homme de paille, 1885 : Bodinard rêve d'être député ; il envoie un bohème de ses camarades se faire élire pour lui à la Martinique ; convenable ; — Madame a ses brevets, 1890, malheurs du mari d'une savante, honnête ; — Le prix Monthyon, 1890, avec Hennequin, très scabreux et égrillard; — La sécurité des familles, 1888, autour d'une agence de surveillance pour maris et femmes ; — Le premier mari de France, 1893, grosse plaisanterie sur un mari adultère ; — Le bourgeois républicain, 1894, plaidoyer pseudo-démocratique en un acte ; — Les ricochets de Vamour, 1894, avec Hennequin, adultère ; — Place aux femmes, 1898, leste et gros, critique des ridicules du féminisme ; — Coralie et Cie, 1899, avec Hennequin, chez une couturière qui tient une annexe pour rendezvous ; — Sainte-Galette, 1901, grosses plaisanteries sur les mariages d'argent ; — Le sublime Ernest, 1902, avec Hennequin, bouffonnerie très leste ; — Vive Vamour, 1907, avec Canaple, très libre ; — etc.
Pierre Valdagne, né en 1854, très hardi dans ses romans et dans ses quelques pièces : Allô ! Allô !, 1886, scènes de mauvaises mœurs, succès ; — La blague, 1895 ; — La peur de Vêtre, 1898 : — Vamour du prochain, 1902.
Louis Vanderbuch (1794-1862), a laissé plus de cent ouvrages dont plusieurs nous sont restés : Henrï IV en famille, 1822 ; — Le gawÂn de Paris, 1836 ; — La vie de café, 1850 ; — V élève de Saumur, 1839, farces de jeunes gens chez leur bonne tante, épisodes risqués ; — Allez vous coucher, leste ; — Mlle Desgarcins : un riche vicomte voudrait épouser cette comédienne ; il la fait siffler ; elle triomphe au dernier acte ; — Le sanglier des Ardennes ou le spectre du château, 1854 ; — etc.
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Fernand Vandérem, né en 1864. A son théâtre, quatre ouvrages : Le calice, 1898, une femme trompée qui préfère mourir plutôt que de pardonner ; — La Pente douce, 1901, adultère, immoral ; — La victime, 1906, œuvre célèbre et malsaine ; — Les Fresnay, 1907, veut prouver que rien ne réconcilie des époux, comme l'adultère, pourvu qu'il soit bilatéral ; immoral.
Charles Varin (1798-1869), collaborateur de Clairville, Bayard, Dumersan, Vanderbuch, etc., dans ses vaudevilles et ses pochades désopilantes.
Outre la fameuse comédie-parade Les Saltimbanques, 1838, qu'il a signée eivec Dumersan, nous signalons : Une chambre à deux lits, 1858 ; — J'ai mangé mon ami, 1850 ; — Le massacre d'un innocent, 1855 ;
— Le célèbre Vergeot ; — Une femme qui bat son gendre, scabreux et bouffon ; — Brutus ou le dernier soldat du guet, leste ; — Une passio7i, 1833, risqué ;
— La rue de la lune, 1843, risqué ; — A^ .' que Vamour est agréable, 1862, charge au gros sel ; — La lune sans miel, leste ; — etc., etc.
Vast-Ricouard sont deux (Raoul Vast, 1850-1889, et Georges Ricouard, 1853-1887. Ils Pont, dit Barbey d'Aurevilly, les « Calibans de la gravelure aimée de nos pères et qu'ils ont épaissie à nous en donner mal au cœur ». On sait que leurs romans sont tout ce qu'il y a de plus bassement physique : leurs trois ou quatre pièces sont du même genre.
Maurice Vaucaire, né en 1865, poète chansonnier, librettiste et auteur de tout un théâtre (( rosse » : La serre, 1891 ; — Le carnaval de Venise, 1891 ; — Un beau soir, 1891 ; — Le carrosse du Saint-Sacrement, 1893, d'après Mérimée ; — Le valet de cœur, 1893 ; — Amoureuse amitié, 1901 ; — La reprise, 1902 ; — Les
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girouettes, 1899 ; — La petite famille, 1899 ; — Petit chagrin, 1899.
Pierre Vébei", né en 1869, beau-frère de René Doumic, rédacteur au Journal, critique dramatique au New-York Herald, romancier et auteur dramatique.
Ses pièces se distinguent par l'observation et par les « mots rosses, d'une rosserie gigantesque » {Revue bleue). En voici la nomenclature :
Julien n'est pas un ingrat, 1898,: ignoblement drôle;
— L'élu des femmes, 1899, avec Cottens : un jeune débauché se fait élire député grâce à des intrigues galantes ; — Main gauche, 1900, très leste ; — Ma fée, 1901, avec M. Soulié, très libre ; — La Mariotte, 1901, avec le même, fait-divers bouffon et déplaisant ; — La dame du commissaire, 1901, avec Cottens, farce très risquée; — Loute, 1897, grand succès scandaleux;
— Chambre à part, 1905, scabreux et croustilleux ; — L'amourette, 1905, très libre ; — Gonzague, 1906 : un pauvre accordeur s'introduit dans une famille et épouse la fille ; — L'extra, 1906, histoire d'un baron qui, pour ennuyer sa famille, est entré comme garçon extra dans un restaurant ; — Le maître à aimer, 1907, avec Delorme, « pièce perverse » (E. Faguet) ; — Qui perd gagne, 1908, d'après le roman de Capus, « comédie où sont peintes les mœurs du monde interlope ou d'un monde interlope,... comédie rosse traitée par un homme d'esprit et charmant » (E. Faguet) ; scènes scabreuses et infâmes ; — Le mouton, amour adultère d'un faiblard ; — En douceur, avec Xanrof ; comment s'y prend un mari pour éloigner un amant.
Eugène Verconsîn (1823-1892), auteur de menues bagatelles, légèrement intriguées, lestes, galantes ou gaillardes auxquelles on a donné le nom de Verconsinades.
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Nous citons : A la porte, 1861, conversation amoul'euse entre un jeune homme et une voyageuse obligée de rester à une porte cochère ; — Une dette de jeunesse 18G1, risqué ; — C'était Gertrude, 1863 ; — L'amour qui dort, 1864 ; — Les erreurs de Jean, 1864;
— En icagon, 1865 ; — Adélaïde et Vermouth, 1865 ; idylle militaire, conversation entre un voltigeur et une bonne d'enfants ; — Les rêves de Marguerite, 1869, discussion d'amour entre une jeune fille romanesque et son cousin, positif agent de change ; — La matrone d'Ephèse, 1870 : — Les curiosités de Jeanne, 1870 : une jeune mariée que sop mari conduit à un bal masqué et qui est prise par tout le monde pour ce qu'elle n'est pas ; — Quête à domicile, 1875, une quêteuse prise pour une aventurière et puis comme épouse par un vieux célibataire ; — Ici, Médor, 1875, gauloiserie égrillarde ; — La crise de M. Thomassin, 1876, deux maris lâchés par leurs femmes, très leste ;
— La sortie de Saint-Cyr, 1885 ; — Télémaque, 1887, tragédie burlesque, sans indécences ; — Infanterie et cavalerie, honnête ; — Une nuit au Faulhorn, honnête ; — Les souhaits : — Lune ou Vautre ; — Le bel Hector.
On doit en outre à Verconsin Saxjnètes et comédies, 1876 et 1890, 2 volumes.
Emile Veyrin (1950-1904). Etant employé de banque, il fit représenter La Pâque socialiste, 1899, manifeste et mélodrame qui obtint un succès considérable dans les milieux ouvriers et révolutionnaires.
Il se signala depuis, dans Aux courses, 1898, mélodrame réaliste, médiocre ; — Frêle et forte, 1899, acte émouvant et honnête : une mère malade apprend que sa fille veut se noyer à Etretat : Allons l'embrasser, dit-elle ; — L'embarquement pour Cythère, 1904, poè-^ me littéraire, genre Pompadour : l'héroïne est Pom-j