VIBERT — VILLIERS DE L'ISLE A
ponette, la reine de la joie et l'archiduchesse des plaisirs ; belle poésie, situations très scabreuses.
Georges Vibert (1840-1893), peintre de genre, a donné au théâtre quelques œuvres de second ordre : La Tribune Tnécanique ; — Les chapeaux ; — Les portraits ; — Le verglas, 1876, chassé-croisé d'infidélités conjugales.
Alfred de Vigny (1797-1863), penseur qui a enfermé dans ses drames l'amertume de la solitude qui pesa, sur sa vie, et les angoisses de son âme d'incroyant.
Othello, 1829, imité de Shakespeare ; — La Maréchale d'Ancre, 1831, exécution de la maréchale brûlée comme sorcière sous Louis XIII, œuvre de pessimiste vérité historique et peu de mouvement ; — Quitte pour la peur, 1833, anecdote musquée du XVIII« siècle, scabreux, rappelle le débraillé de Crébillon fils.
Dialogue inconnu, 1835, extrait de Grandeur et servitude militaire, porté à la scène en 1896 : c'est nn dialogue entre Pie VII et Napoléon.
Chatterton, 1835, drame intime, détaché de Stello, analyse d'un amour partagé ,qui se term^inc par un suicide : des députés protestèrent à la Chambre contre l'immoralité de ce dénouement. Immense succès.
Shylock ou le Marchand de Venise, 1888, d'après Shakespeare, froid et ennuyeux.
Auguste Villiers de l'Isie Adam (1833-1889). Ecrivain étrange et impénétrable, il a passé sa vie à critiquer le présent et à rechercher un avenir meilleur avec une puissance d'évocation qui touche à l'hallucination.
Son théâtre est quelconque et ne comporte que quelques œuvres :
Le nouveau Monde, 1883, a pour but de célébrer l'émancipation de l'Amérique et de louer Washington et Franklin, fort ordinaire ; — L'évasion, 1887,