DE WAILLY — WOLFF
celle d'un roi de France » (Lettre de Voltaire) ; «charlatanisme théâtral » mêlé de belles pages.
Parmi ses comédies, citons seulement L'écossaise, pamphlet dirigé contre Fréron, son ennemi personnel ; — Le comte de Boursoufle, 1734, publié encore sous les titres de L^Echange ou Quand est-ce que je me marie ?, substitution du cadet à l'aîné dans un mariage.
Jules de Wai!£y (1806-1866), collaborateur de Bavard, Samson, Lockroy, Duveyrier, etc., dans un grand nombre de vaudevilles et de livrets dont aucun n'est spécialement intéressant.
Oscar Wilde (1856-1900), écrivain anglais et juif, disciple de Ruskin. Dans son théâtre traduit : Salomé, 1896, interdit à Londres par la censure, joué à Paris en manière de protestation, mis en musique par Richard Strauss, scandaleux ; — Véventail de ladtj Wendervier, 1892, traduit et représenté à Paris en 1909, pas de succès ; — La tragédie florentine, Paris, 1907, drame conjugal violent ; — etc.
Pierre Wolff, né en 1867, l'un des plus cyniques blasphémateurs de la vertu, avocat d'office des irréguliers de la vie et de l'amour, railleur des réguliers et des honnêtes gens. Il professe, dit Ernest-Charles, que toutes les courtisanes ou assimilées sont victimes de la fatalité, qu'elles sont remplies de qualités excellentes et gracieuses, méconnues par une société malveillante, que la liberté iU:s mauvais instincts est la première des libertés, r^ue nous devons éprouver une sympathie spéciale ponr
304 XANROF — ZAMACOIS
les personnes qui aiment à l'insu des lois ou qui naissent en dehors des lois.
Toutes ses pièces ont été faites pour démontrer ces thèses et elles ont obtenu un succès considérable, parce qu'elles évèlent un homme de théâtre :
Leurs filles, 1891 ; — Le cheval d'Aristote ; — Les maris de leurs filles, 1892 ; — Celles qu'on respecte, 1892 ; — Fidèle, 1895 ; — Le boulet, 1898 ; — Vinroutable, 1899 ; — Le Béguin, 1900 ; — Le cadre, 1902 ; — Le secret de Polichinelle, 1903 ; — Vive V armée, 1901; — Sacré Léonce, 1901 ; — Vâge d'aimer, 1905 ; — Le ruisseau, 1907 ; — Le lys, 1908, œuvre infâme, qui a pour but de dénigrer la vertu chez la jeune fille.
Xanrof, né en 1867, de son vrai nom Léon Foui'neau, avocat à la cour d'appel, romancier, chansonnier et vaudevilliste. Tout son théâtre est scabreux, licencieux, croustilleux : L'heureuse date, 1892 ; — Pour être aimée, 1901, avec M. Carré ; — Le Princeconsort, 1903, avec Chancel ; — Son premier voyage, 1905 ; — Bouffe-la-route, 1907 ; — Le coup de foudre,
Miguel Zatnacoïs, poète, chroniqueur au Figaro, (Le Monsieur de l'orchestre). Il a donné successivement au théâtre : Sang de navet, 1901, un fanfaron qui se couvre de ridicule ; scabreux ; — Bohemos, 1903 ; — Au bout du fil, 1904 ; — Le gigolo, 1905, libertin, immoral ; — Uri arriviste : dans le salon d'un médecin célèbre, un jeune docteur enlève la clientèle; honnête ; — Les bouffons, 1007, conte plaisant et sentimental, sans grivoiserie, grand succès. L'action se passe au XVI« siècle : des soupirants se déguisent en bouffons pour divertir une jeune fille dans un vieux castel... Solange se laisse émou oir par Jacasse. Or Jacasse est le sobriquet qu'a pris le comte de Chancenac.