VOLTAIRE
étude d'un forçat sensible au remords et à la pitié ;
— La révolte, 1870, drame intime, deux époux mal assortis ; — Axel, 1894, drame pessimiste et nihiliste oo les théories de Léopardi sont exprimées avec lyrisme;
— Elen, 1895.
Voltaire (1694-1774), le fameux écrivain, le grand meneur du mouvement irréligieu:: au XVIII® siècle.
Il a eu l'instinct et la science du théâtre ; mais il s'est trop souvent substitué lui-même à ses personnages pour faire de la scène une tribune.
Ses pièces cependant eurent en leur temps un succès prodigieux : les personnages manquent bien de vie et de relief, mais c'étaient des chevaliers français, des Persans, des Arabes et des Chinois, et le public sut gré à Voltaire de l'avoir débarrassé des Grecs et des Romains.
Quoi qu'il en soit de ces mérites, les juges les plus indulgents avouent qu'il faut sacrifier dans le bagage poétique du philosophe de Ferney, son théâtre, avec les odes et l'épopée.
Et de fait, le nom de Voltaire paraît rarement aux affiches. Qu'il nous suffise de mentionner ses ouvrages :
Il emprunta à l'histoire ancienne Œdipe, 1718 ; — Mérope, 1743, son chef-d'œuvre ; pas d'intrigue d'amour, sujet connu ; — Irène, 1778 ; — Brutus, 1730 ;
— La Moft de César, 1735 ; — Rome sauvée, 1750. Dans l'histoire moderne : Tancrède, 1760 ; — Adélaïde Duguesclin, 1734 ; — Le duc de Foix, 1752 ; — Le duc d'Alençon, 1751 ; — Alzire, 1736, pièce presque chrétienne ; — Mahomet, 1741 ; — Les guèbres, 1769 ;
— Zaïre, 1732, «met d'un côté l'honneur, la naissance, la patrie, la religion et de l'autre l'amour le plus tendre et le plus malheureux, les mœurs des Mahométans et celles des chrétiens, la cour d'un Soudan et