‹ Les pièces de théâtreChapitre 32 sur 170 · BOUILLY — BOURGEOIS · texte numérisé non relu

BOUILLY — BOURGEOIS

gue romanesque, plaisanteries vulgaires, pathos, et beaux passages.

Nicolas Bouilly (17G3-1842), le poète lacrymal, qui arriva à la célébrité par des œuvres dramatiques et publia ensuite des nouvelles morales {Contes à ma fille, etc.) auxquelles son nom est resté attaché.

Anicet Bourgeois (180(3-1871), un des plus habiles charpentiers du théâtre. Doué d'une grande facilité, et d'une grande richesse d'invention, il a écrit seul ou en collaboration avec Vanderbuch, Lockroy, Brisebarre, Ducange, Masson, Dennery, près de trois cent pièces : il a traité tous les genres et de préférence le mélodrame dans lequel il est resté longtemps sans rival. Il dédaigne les artifices du style, et la correction de la langue, mais il bâtit d'une manière saisissante, il a la passion. « La passion n'est pas l'art, mais Fart n'est pas sans elle ; il est faiseur grossier, mais pas sans puissance. Il finit par faire jaillir la passion, comme on tire le feu des plus dures pierres. C'est un talent fait pour le populaire. Ce n'est pas un bourgeois : le bourgeois' n'a plus de passion » (Barbey d'Aurevilly).

Parmi tant d'œuvres qui ne sont pas toujours irréprochables au point de vue moral, nous citons celles qui ont le plus de retentissement et qu'on roi)rés3r'.e parfois encore :

Drames : Pefrinct Leclerc, 1832, avec Lockroy, ps.3 udohistorique, sous Isabeau de Bavière ; — L'Iviji-^.ratrice et la Juive, 1834, avec Lockroy : sous l'empereur d'Orient Léon VI ; — La prière des naufragés, avec Dennery, 1853 : situation pathétique, vastes niachineries ; — La Vénitienne, 1834 : idée empruntée à Copper ; a la prétention de peindre Venise sous la tyrannie du Conseil des Dix ; — Latude, 1834, avec Pixérécourt : trente-cinq ans de captivité, source intarrissable de larm.es ; — Jeanne Hachette, 1839, avec Den-

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