‹ Les pièces de théâtreChapitre 34 sur 170 · BOUVIER — BRIEUX · texte numérisé non relu

BOUVIER — BRIEUX

Le luxe des autres, 1902, avec Amie : anecdoie assez banale, amour et richesse.

Un divorce, 1907, avec A. Cury, tiré du célèbre roman, obtint une vogue extraordinaire, à Paris et en province. L'œuvre est saine et réconfortante et c'est un devoir de la recommander.

L'émigré, 1909, est moins attachant et moins édifiant ; l'adultère qui suit toute la trame de l'œuvre la rend parfois longuette et surtout choquante.

Alexis Bouvier (1842-1892), ancien ouvrier ciseleur, se servit de sa plume pour fabriquer des romans naturalistes dont il tira un certain nombre de pièces. Ces pièces remuent les fumiez's sociaux et font appel aux mauvais instincts dans lesquelles elles trifouillent : Auguste Manette, 1875 ; — Malheur aux pauvi'es, 1881 ; — Le sang brûlé, 1885 ; — etc.

Eugène Brîcux, né en 1858, à .Paris, dans un atelier de menuiserie. <( Il porte au théâtre les qualités et les défauts de son premier métier : ses pièces sont bien charpentées, mais son art est rudhnentaire. L'outil est tranchant; mais la main un peu lourde » (C. Lecigne).

Au point de vue moral et social, ses œuvres sont des problèmes souvent hardis, ou encore des campagnes dramatiques contre les idoles du jour. Elles exagèrent le mal, et par contre-coup blessent parfois le bien, par exemple, la vraie bienfaisance (Les Bienfaiteurs) ; elles frappent parfois trop et à côté et renferment des passages qu'on voudrait effacer. Ensuite, elles laissent une impression décourageante : l'auteur manque de doctrine, et parce qu'il ignore les reconstituants essentiels de la morale, il se contente dans les remèdes qu'il indique d'expédients thérapeutiques. Enfin, il est à peine besoin de le remarquer, elles sont souvent scabreuses.

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