‹ Les pièces de théâtreChapitre 4 sur 170 · AICARD · texte numérisé non relu

AICARD

gnés, parmi lesquels nous relevons : 1807, 1898, avec Ephraïm, brillante comédie sentimentale ; — Le jeu des ans et de Vamoiir, 1906, avec Armand Ephraïm, coquet marivaudage en 2 actes ; — Solange, 1909, opéra comique.

Jean Aicard, né à Toulon en 1848, poète, romancier et auteur dramatique.

Il fut d'abord, et pour beaucoup il est resté « l'aède sonore qui répète les chants de son pays natal et célèbre les charmes de sa Provence aux côtes dentelées.» Vers 1873, le succès de ses Poèmes fut éclatant et Sully-Prud'homme disait :

Ditciple harmonieux de r."n!i(|iie cignle,

.le ne saurais te rendre' aucune joie, ég'ale

A lii sereine ivi-csse où m'onl plonc;;é tes vers.

N'en luis que de pareils ou n'en fais jamais d'autres —

Jean Aicard a dédaigné ce conseil : il a fait des romans et des pièces.

Dans la plupart de ces pièces, il est l'apôtre de la bonté : la bonté, insinue-t-il, excuse tout, triomphe de tout, tient lieu de tout, même de religion et de morale. Et dans cette philosophie, il y a du chrétien, du russe et de l'humanitaire, il y a du vrai et du faux : il importe de se le rappeler en lisant les oeuvres dramatiques de l'auteur.

Nous citons pour mémoire Au clair de la lune, 1870; — Pygmalion, 1872 ; — Mascarille, 1873 ; — Davenant, 1879, anecdote qui fait du poète et tragédien Davenant un fils naturel de Shakespeare ; — Othello ou la More de Venise, 1881, paraphrase en vers du drame de l'intraduisible Shakespeare.,

Smilis, 1884. Un amiral a recueilli une orpheline ; il est devenu son tuteur. Il l'épouse ; mais la jeune fille est très innocente et s'imagine que le mariage n'est qu'un lien tout senti-

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