‹ Les pièces de théâtreChapitre 42 sur 170 · G COPPÉE · texte numérisé non relu

G COPPÉE

François Coppée (1842-1908), le poète populaire, chrétien et patriote. « On caractériserait d'un mot son œuvre, dit M. Fabbé Paul Halflants, en disant qu'il est un poète sincère. Il s'est contenté, tout le long du chemin de sa vie, d'abord folâtre, puis sérieuse et batailleuse, de communiquer au public ses pensées et ses sentiments. »

Cette sincérité lui a valu dans le peuple même de profondes sympathies. Les drames populaires qu'il a mis à la scène ont contribué à lui gagner encore davantage les âmes simples et l'ont placé au rang des bons dramaturges. Certaines œuvres cependant appellent des réserves que nous noterons au passage.

La grève fies -forgerons, scène dramatique dite pour la première fois en 1869, par Coquelin, reprise avec grand succès par Mounet-Sully en 1897, à la Comédie- Française, avec tout l'appareil d'une cour d'assises.

Le passant, 1869, comédie en un acte, en vers : bluette passionnée ; Sylvia la courtisane et Zanetto, le passant. Le troubadour vagabond se rendait chez Sjlvia. Après un combat intérieur, celle-ci l'en dissuade : i< Oubliez-moi, adieu ;). Zanetto s'en va, sans savoir que c'est Sylvia elle-même qui lui a donné ce conseil.

Deux douleurs, 1870, dx'anie en un acte en vers : un jeune poète est mort : deux femm^es se rencontrent dans la chambre mortuaire, la maîtresse et la fiancée qu'il a abandonnée il y a dix ans. Heurt de ces deux passions.

L'abandonnée, 1871, drame en 2 actes, en vers : Louise, une pauvre orpheline est délaissée par Julien, étudiant ; elle tombe dans l'infamie et la misère... elle entre à l'hôpital pour tuberculose. Le médecin réputé qui entre pour la soigner, c'est l'ancien étudiant coupable .. Elle lui dit : Oh ! lorsque vous montez, hélas, nous descendons. Julien se repent, Louise meurt.

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