‹ Les pièces de théâtreChapitre 45 sur 170 · COSTE — COURTELINE · texte numérisé non relu

COSTE — COURTELINE

tiois, sont signées avec Dennery, Laurencin, Grange, Michel Carré, etc. : Les crochets du père Martin, 1848, avec Grange ; — Le vagabond ; — L'anneau de la Marquise avec Laurencin, très leste ; — Le beau-père; il est débonnaire et efface le souvenir des frasques de son gendre ; — etc.

Maurice Costejartiste et fécond dramatiste,se suicida en 1876,à l'âge de 54 ans. Nous citons seulement parmi ses œuvres délaissées L'héritage fatal, 1868, avec Dornay : l'héritage, c'est le principe de la folie et la grande fatalité, c'est de ne pouvoir se marier, quand on en a envie. On voit les idées de l'auteur. Quant à l'invention, elle est bien « ce qu'il y a de plus déclamatoire, de plus brutal, de plus bestial et de plus traîné sur les planches usées du théâtre » (Earbey d'Aurevilly).

Victor de Cottens, né en 1862, n'a guère écrit en collaboration avec Victor Darlay que des féeries pour le Châtelet, mais il les a réussies: L'oncle d'Amérique, 1903 ; — Tom Pitt, le roi des Pickpockets, 1905; — Les WO coups du diable, 1905 ; — Pif, paf, pouf, 1906. Ces exhibitions ne sont pas toujours, à tout prendra et à tout approfondir, très saines ni très décentes; la première même tient du vaudeville par sa grosse gaîté ; cependant, ces ficelles et ces chandelles ne paraissent pas tenues par 1 ■ diable... qui trouve ailleurs une proie plus facile.

Georges Gourteline, alias Georges Moinaux, né en 1861, l'un des plus gais et des plus drôles, parmi nos auteurs.

Il traite surtout les sujets ordinaires de la raillerie bourgeoise. Il observe chez les bureaucrates, les propriétaires, les' magistrats, les médecins, ce que tout le monde voit. Il donne à ses personnages un nom grotesque, les charge d'une difformité phy-

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