‹ Les pièces de théâtreChapitre 50 sur 170 · CUREL · texte numérisé non relu

CUREL

étude d'âme : une femme, la sainte, est entrée en religion pour se punir d'une tentative de meurtre à laquelle elle s'est laissée aller par jalousie d'amour; elle rentre dans le monde après dix-huit ans et subit des tortures intimes que l'auteur se plait à décrire.

Les fossiles, 1892 : ce sont les nobles, orgueilleusement cloitrés dans leurs châteaux, et s'éteignant solitaires et silencieux. La noblesse tout en restant un « conservatoire de sentiments généreux, doit travailler au bien général; elle s'est rendue inutile et pourtant elle est nécessaire. L'idée est à moitié juste; mais elle est délayée dans des développements qui vont jusqu'aux extrêmes limites du réalisme le plus violent et le plus répugnant. » (F. Veuillot).

L'invitée, 1893 : encore une étude d'âme. L'atrophie d'un cœur de femme et de mère par l'exil du foyer.

L'amour brode, 1893 : comédie compliquée, obscure et malheureuse. Une veuve, riche, mais détraquée, emploie des moyens ridicules, vaudevillesques, peu explicables et pas expliqués, pour savoir si oui ou non, elle est aimée d'un beau ténébreux.

La figurante, 1896 : l'auteur appelle figurante une femme de parade, celle que Musset aurait appelée une « chandelière ». C'est ici la propre nièce qu'une épouse adultère fait épouser dans ces conditions par son amant à elle. Scènes scabreuses, situations répugnantes, détails d'alcôve.

Le repas du lion, 1897 : pose, sans le résoudre, le problème social. Le patron, c'est le lion du désert dont la griffe puissante abat les proies; le lion mange d'abord, puis il laisse aux chacals, les ouvriers impuissants par eux-mêmes, les énormes débris de son

festin qui suffisent à les rassasier Mais, dit un

meneur, quand les chacals ne sont pas contents du lion, ils le dévorent, (d'après F. Veuillot).

La nouvelle idole, 1899 : œuvre noble et audacieuse qui montre l'héroïsme de la foi se dressant contre

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