‹ Les pièces de théâtreChapitre 52 sur 170 · DARTOIS · texte numérisé non relu

DARTOIS

mœurs plus enjouées que nobles, plus gaies que morales, où le rire jaillit facilement des situations imprévues et même des noms baroques : le musicien Des Soupirs, le financier Rapineau, la comtesse de Préfané, etc. On l'a appelle le Téniers de la comédie.

Parmi ses 52 pièces, Le Chevalier à la mode, 1685, pysse pour son chef-dœuvre : c'est le Monsieur Alphonse de ce temps-là. Trois femmes rivales auprès du cœur d'un chevalier qui entretient ce triple amour, afir- de pouvoir se prononcer en connaissance de cause en faveur de la plus riche.

Les bourgeois de qualité, 1700, est une comédie de mœurs. Les suivantes sont encore lues par les amateurs de bibelots et parfois représentées : La foire de Bezons, 1695 ; — Le moulin de Javel, 1695 ; — Le galant jardinier, 1704; — Les bourgeoises à la mode, 1692; les femm'es légères, les filles de marbre de l'époque ; — La maison de campagne, 1688 : exposé très intére&sant des inconvénients de demeurer aux environs de Paris et d'être exposé aux visites continuelles des amis ; — Les curieux de Com-piègne, 1698.

ARiMAND Dartois, né en 1845, poète et habile dramatiste. Il est le petit-fils de François-Victor-Armand (1788-1867), l'un des vaudevillistes les plus féconds de son temps, et le neveu de Armand-Théodore (1786- 1845) et de Charles-Achille (1791-1868), tous deux auteurs dramatiques.

Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, et collaborateur de Coppée, de Dumas, de Musset. Nous citons ici quelques-unes de ses œuvres : TJn patriote, 1881, histoire d'un espion par patriotisme, empruntée à L'Espion, de Cooper, compliquée inutilement d'une intrigue amoureuse et d'un rôle d'ivrogne, drame robuste, puissant et populaire ; — La Princesse Falcn li. 1884 : pièce sans aucun intérêt ; — La Fermière, 1889, paysannerie, la lutte pour l'argent chargée d'un gros

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