‹ Les pièces de théâtreChapitre 53 sur 170 · DAUDET · texte numérisé non relu

DAUDET

drame de jalousie amoureuse; — Les Antibel, 1898, tiré du roman de Pouvillon, histoire campagnarde, scènes passionnées ; — Le roi de Rome, 1899, d'après Pouvillon ; — Gil Blas de Santillane, 1903 : pièce à grand spectacle tirée du roman touffu et complexe de Lesage, peu intéressante ; — Les bourgeois de Lille en 4792, 1883.

Alphonse Daudet (1840-1897), est avant tout romancier : on connaît ses ouvrages et on sait les réserves importantes qu'il faut faire à l'éloge qu'ils méritent.

Comme dramaturge, Daudet est surtout et pour beaucoup il restera l'auteur de VArlé sienne. Nous avons parcouru tout son théâtre, en raison de la notoriété de l'auteur.

La dernière idole, 1862, avec Lépine : un mari qui apprend sur le tard les infidélités de sa femme ; — Le" absents, 1864, comédie mêlée de chants, bluette sentimentale ; — VœiJlet blanc, 1865, avec Lépine : l'histoire, renouvelée de Brantôme et de Schiller, d'une reine d'amour, qui pour éprouver la puissance des sentiments qu'elle inspire, envoie ses soupirants à une mort presque certaine. Ici, c'est une duchesse émigrée en Angleterre sous la Terreur, qui défie un chevalier d'aller chercher un œillet dans son château de France, sous la menace de l'échafaud.

Le frère aîné, 1867, avec Lépine : élégie pénible ; — Le sacrifice, 1869 : un artiste qui renonce à son art pour nourrir une famille tombée dans la misère ; scènes attendrissantes et parfois choquantes.

VArlé sienne, 1872, mélodrame avec symphonies et chœurs de Georges Bizet : c'est un suicide par amour qui semble avoir été inspiré à l'auteur par la lecture d'un fait-divers. Un jeune paysan de la Camargue, Frédéri, est épris d'une Artésienne qu'on dit être fort belle, mais qu'on ne voit pas dans la pièce. Au moment de l'épouser, il apprend qu'elle en

Page 1